Augustin Tardieu

1828 - 1883

Informations générales
  • Né le 23 décembre 1828 à Arles (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 16 avril 1883 à Arles (Bouches-du-Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 3 mars 1878 au 14 octobre 1881
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, député de 1876 à 1877 et de 1878 à 1881, né à Arles (Bouches-du-Rhône) le 23 décembre 1828, mort à Arles le 16 avril 1883, il fut embarqué, à 17 ans, comme mousse, sur un vaisseau marchand, fut pris par le service en 1848, se fit déclasser peu après, et s'engagea au 1er chasseurs d'Afrique où il devint rapidement sous-officier.

Rentré dans la vie civile à la mort de son père (1853), il se livra à l'exploitation de ses domaines, devint conseiller municipal d'Arles (1865), conseiller général du même canton (1869), fit de l'opposition à l'empire, et fut nommé maire d'Arles le 4 septembre 1870.

Candidat à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871, dans les Bouches-du-Rhône, il échoua avec 45,851 voix; mais il fut élu, le 2 juillet suivant, représentant de ce département, en remplacement de 7 représentants qui avaient démissionné ou opté pour d'autres départements, le 1er sur 7, par 51,800 voix (75,000 votants, 149,670 inscrits). Il prit place à l'Union républicaine et vota:

- contre la pétition des évêques,
- contre la démission de Thiers,
- contre le septennat.
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles.

Réélu conseiller général du canton est d'Arles le 8 octobre 1871, vice-président et président de ce conseil, révoqué de ses fonctions de maire sous le ministère de Broglie (février 1874), et réintégré l'année suivante, il fut réélu, le 20 février 1876, député de l'arrondissement d'Arles, par 9,764 voix (19,021 votants, 25,834 inscrits), contre 9,218 à M. de Cadillan. Il interpella M. Jules Simon à propos de la fermeture d'un cercle catholique à Arles, et n'ayant pas obtenu pleine satisfaction, donna sa démission de maire ; il fut l'un des 363 députés qui, au 16 mai, refusèrent le vote de confiance au ministère de Broglie.

Il échoua aux élections qui suivirent la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, avec 8,414 voix contre 11,313 à l'élu, M. de Cadillan, candidat du gouvernement du 16 mai; mais, cette élection ayant été invalidée, M. Tardieu regagna son siège, le 3 mars 1878, avec 10,842 voix (10,943 votants, 26,006 inscrits). Il continua de siéger à l'Union républicaine et de voter avec la majorité, pour la politique scolaire et coloniale du gouvernement.

Renommé maire d'Arles en 1878, il signala son administration par l'interdiction des processions, et ne se représenta pas aux élections générales de 1881.


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