Léon Tivrier dit Thivrier

1871 - 1920

Informations générales
  • Né le 17 avril 1871 à Commentry (Allier - France)
  • Décédé le 31 décembre 1920 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Allier
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Allier
Groupe
Socialistes unifiés
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Allier
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Allier
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 17 avril 1871 à Commentry (Allier), mort le 31 décembre 1920 à Paris.

Député de l'Allier de 1902 à 1919.

Léon, Martial Thivrier est le deuxième fils de Christophe Thivrier, le « député en blouse ».

Docteur en médecine le 26 octobre 1898, il adhère au parti socialiste révolutionnaire avant l'unité de 1905 dont il fut l'un des principaux artisans dans son département. Rédacteur au Tocsin révolutionnaire, il collabore au Combat de l'Allier et au journal corporatif La France postale. Il est élu conseiller général en 1901 puis constamment réélu jusqu'à son retrait en 1919.

En 1902, il est élu député de Montluçon-est au premier tour par 10.168 voix sur 18.476 votants contre 8.114 à Allot. Il est réélu en 1906 avec une majorité accrue : 19.191 voix sur 18.135 votants contre 5.759 à Thaury, 2.066 à Pernier et 901 à L’étang ; en 1910 il obtient au second tour 9.242 voix sur 18.124 votants contre 8.528 à Martenot et, en 1914, 9.539 voix sur 16.149 contre 3.624 à Aujames et 2.709 à Guers.

Ses déclarations électorales reflètent le programme du parti socialiste. Il demande une réforme des institutions : suppression du Sénat, réglementation des élections, rétribution des fonctions électives, libertés communales accrues, réforme de la justice. Il propose la suppression des armées permanentes et proteste violemment en 1914 contre la loi de trois ans. Sur le plan social, il souhaite le rapprochement des revenus, la suppression des impôts indirects au profit de l'impôt direct sur les revenus, l'enseignement primaire, secondaire et supérieur pour tous, et tout un éventail de mesures en faveur des travailleurs : journée de 8 heures, salaire minimum, liberté syndicale, bourses du travail, retraites, etc... A la Chambre, il est d'ailleurs membre de la commission d'assurance et de prévoyance sociales et de la commission des mines, ainsi que de la commission des affaires extérieures, des protectorats et des colonies.

Il s'attache particulièrement aux problèmes des mineurs, pour lesquels il demande à plusieurs reprises une amélioration du régime des retraites et une réduction de la durée du travail. Il prend la défense des grévistes en 1902 et proteste contre l'intervention des troupes qui est « une faute quand elle n'est pas un crime ». Il intervient en faveur des chômeurs de Commentry. Il se préoccupe également du sort des instituteurs, des facteurs, des ouvriers ardoisiers. Il demande que la loi sur les accidents du travail soit étendue aux ouvriers de l'agriculture, s'intéresse à la contribution des communes aux pensions en faveur des vieillards et des incurables. Il tente d'obtenir l'abrogation des lois contre les menées anarchistes. Il propose aussi, régulièrement, la suppression des fonds secrets accordés au ministère de l'Intérieur pour la sûreté générale. Ce qui touche à l'armée ne le laisse pas non plus indifférent, et notamment la durée du service militaire.

En 1919, il est battu aux élections avec toute la liste socialiste. Il meurt à Paris le 31 décembre 1920 après une longue maladie.