Alfred, Jean, Jules Thomas

1826 - 1899

Informations générales
  • Né le 29 octobre 1826 à Saint-masmes (Marne - France)
  • Décédé le 28 janvier 1899 à Reims (Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Marne
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Marne
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 7 juillet 1878 au 14 octobre 1881
Département
Marne
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Marne
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Marne
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Représentant en 1871, député de 1876 à 1877 et de 1878 à 1885, né à Saint-Masmes (Marne) le 30 octobre 1826, fils d'un laboureur, il fit sa médecine à Paris, fut reçu docteur en 1852, et devint (1853) professeur d'anatomie et de physiologie puis de clinique interne à l'Ecole préparatoire de Reims.

Pendant la guerre de 1870, il organisa un service de communication avec le gouvernement de la Défense nationale, malgré l'occupation allemande. Découvert, il fut arrêté et enfermé dans la citadelle de Magdebourg, où il apprit qu'il venait d'être élu, le 8 février 1871, représentant de la Marne à l'Assemblée nationale, le 6e sur 8, par 34,581 voix (68,852 votants, 112,180 inscrits). De retour en France, il prit place à la gauche républicaine de l'Assemblée et vota:

- pour la paix,
- contre l'abrogation des lois d'exil,
- contre la pétition des évêques,
- contre la démission de Thiers,
- contre le septennat,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles.

Réélu député, le 20 février 1876, dans la 2e circonscription de Reims, par 9,653 voix (16,805 votants, 20,527 inscrits), contre 4,257 à M. Duchataux, 1,618 à M. de Mareuil et 1,150 à M. Paris, il prit de nouveau place à gauche, et fut l'un des 363 députés qui, au 16 mai, refusèrent le vote de confiance au ministère de Broglie.

Il échoua, au scrutin du 14 octobre 1877, avec 8,575 voix contre 9,610 à l'élu, candidat officiel, M. Rœderer; mais cette élection ayant été invalidée par la majorité républicaine, M. Thomas regagna son siége, le 7 juillet 1878, par 9,395 voix (18,607 votants, 21,223 inscrits), contre 9,111 à M. Rœderer.

Réélu de nouveau, le 21 août 1881, par 9,501 voix (14,943 votants, 21,024 inscrits), contre 1,738 à M. Werlé et 1,627 à M. Derevoge, il continua de soutenir la politique scolaire et coloniale de la majorité républicaine, et ne se représenta pas aux élections générales de 1885.

Outre la médecine et la politique, M. Thomas s'est beaucoup occupé d'agriculture, et a fondé un syndicat agricole et viticole dont il est le président; il a été également l'un des fondateurs du journal l'Indépendant rémois, et il est conseiller général du canton de Bourgogne.


Né le 30 octobre 1826 à Saint-Masmes (Marne), mort le 28 janvier 1899 à Reims (Marne).

Représentant de la Marne de 1871 à 1876.

Député de la Marne de 1876 à 1877, de 1878 à 1885 et de 1889 à 1893. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 413.)

Après avoir renoncé à se présenter aux élections générales de 1885, Alfred Thomas, qui se partageait entre l'agriculture et la médecine, conservait le poste de conseiller général pour le canton de Bourgogne.

Il sollicitait à nouveau le suffrage des électeurs en 1889 et adressait une circulaire où il s'affirmait républicain convaincu et adversaire résolu du césarisme, sous la forme boulangiste ou bonapartiste.

Elu au premier tour de scrutin par 7.639 voix contre 6.432 au candidat conservateur, il achevait son mandat et cessait toute activité politique en 1893.

Il mourut à Reims le 28 janvier 1899, à l'âge de 72 ans.


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