Paul Tubert

1886 - 1971

Informations générales
  • Né le 4 mai 1886 à La flèche (Sarthe - France)
  • Décédé le 5 juin 1971 à Clamart (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Républicains et Résistants

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1946 au 1er janvier 1948

Biographies

Biographie de la IVe République

TUBERT (Paul)
Né le 4 mai 1886 à La Flèche (Sarthe)
Décédé le 5 juin 1971 à Clamart (Hauts-de-Seine)

Membre de la première Assemblée nationale constituante (Alger)
Conseiller de la République élu par l’Assemblée nationale de 1946 à 1948

Paul Tubert naît le 4 mai 1886, à La Flèche, dans la Sarthe. Il suit une scolarité sans histoire au collège Jean Bart à Dunkerque, puis au lycée Thénard de Sens. Après le baccalauréat, la faculté de droit de Paris puis l’école libre des sciences politiques l’accueillent successivement en leur sein, avant que l’école des hautes études ne lui octroie le diplôme de la section des sciences historiques et philologiques.
C’est cependant dans la carrière militaire qu’il connaît ses plus belles heures. Engagé volontaire dans l’infanterie, il s’inscrit ensuite à l’école de Saint-Maixent, alors Ecole militaire d’infanterie. Il sert dans la cavalerie, dans divers états-majors, puis dans la garde et la gendarmerie. Ses différentes missions le mènent de la Tunisie à Madagascar (dans la garde indigène) en passant par le Maroc (au sein du corps de débarquement de Casablanca), l’Algérie, l’Albanie et la Macédoine. À l’issue de ses années d’active, il est nommé général du cadre de réserve.
Pendant la seconde guerre mondiale, Paul Tubert contribue à fonder à Alger le mouvement « Combat » et le mouvement local de « France combattante », fondé le 7 avril 1943. Il siège à l’Assemblée consultative provisoire et reçoit, en 1946, la médaille de la Résistance avec rosette et la croix de guerre.
Il est nommé général de brigade le 14 avril 1944.
À la Libération, Paul Tubert est délégué de la Résistance extra-métropolitaine à Alger, puis à Paris. Le 10 octobre 1945, il est élu député d’Alger à la première Assemblée nationale constituante. Il est membre de la commission de la défense nationale et de la commission de la presse, de la radio et du cinéma. Il est nommé membre titulaire de la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Durant son mandat au Palais-Bourbon, il dépose deux propositions de résolution, une proposition de loi et un rapport sur un texte d’initiative parlementaire. Il intervient à sept reprises en séance publique, en défendant notamment cinq amendements.
Pendant la période d’après-guerre, Paul Tubert participe à de nombreuses associations ; membre du comité central provisoire de la Ligue des droits de l’homme et des organismes directeurs de la première association des victimes des lois d’exception, il fonde l’association de la Libération du 8 novembre 1942.
En 1946, Paul Tubert est élu par les membres de l’Assemblée nationale pour représenter le groupe communiste au sein du Conseil de la République. À son arrivée au palais du Luxembourg, il rejoint le groupe parlementaire de l’Union des républicains et résistants (URR). Il est nommé membre de la commission de la défense nationale et de la commission de l’intérieur.
Lors de son court mandat au Sénat, Paul Tubert est un parlementaire très actif. Il intervient sans cesse, et surtout sur les thèmes relatifs à l’armée : l’ouverture de crédits militaires, l’amnistie, le budget et la présidence du Conseil (concernant les services de la défense nationale), le rappel à l’activité et l’avancement des officiers de l’armée de terre, mais aussi les attributions de la croix de la Légion d’honneur et de la médaille militaire suscitent son intérêt. Il participe également aux débats sur l’Algérie, notamment sur son statut organique, et sur la fixation des circonscriptions électorales pour la désignation des membres de l’Assemblée algérienne. En 1948, il dépose une proposition de résolution pour envoyer en Algérie une commission d’enquête chargée d'établir le rapport sur les faits intervenus à l’occasion des élections à l’Assemblée algérienne et sur la situation générale qui en découle.
Il est promu général de division le 14 juin 1947. La même année, Paul Tubert dépose une proposition de loi pour assurer la protection des « droits des savants ». En 1948, il ne se représente pas au Sénat.
En 1949, il avait été l’un des fondateurs du Mouvement contre le Racisme et l’Antisémitisme. Le groupe communiste du Conseil de la République le désigne en 1952 pour siéger à l’Assemblée de l’Union française.
Officier de la Légion d’honneur, Paul Tubert publie de nombreux ouvrages, dont notamment, en 1927, sa thèse sur les archers de Paris, en 1932, un manuel pour les gardes indigènes de Madagascar, en 1944, L’homme de la rue et la politique du gouvernement et, en 1945, L’Algérie vivra.
Il disparaît le 5 juin 1971 à Clamart.




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