Charles Vallin

1903 - 1948

Informations générales
  • Né le 7 juillet 1903 à Saint-mihiel (Meuse - France)
  • Décédé le 13 avril 1948 à Alger (Algérie)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 6 novembre 1938 au 31 mai 1942 *
Département
Seine
Groupe
Parti social français

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 7 juillet 1903 à Saint-Mihiel (Meuse).

Député de la Seine de 1938 à 1942.

Descendant de Tallien et de sa femme la célèbre Notre-Dame de Thermidor, neveu du Père Teilhard de Chardin, Charles Vallin, sa licence ès lettres obtenue, suit les cours de l'Ecole libre des sciences politiques à Paris et entre dans la banque, où il devient fondé de pouvoir. Il participe aussi à la vie littéraire des années 20 autour de Cocteau, de Mauriac ou de Jacques Maritain et à la vie politique en militant dans les rangs du Parti social français du colonel de La Rocque.

Délégué à la propagande et vice-président du P.S.F. c'est avec l'étiquette de ce parti qu'il se présente en novembre 1938 aux élections partielles qui, dans le IXe arrondissement de Paris, suivent le décès du pasteur Soulier, vice-président de la Chambre.

Au premier tour de scrutin, Charles Vallin, avec 2.396 voix, arrive en tête devant quatre autres candidats. Son plus dangereux concurrent, Niessel obtient 1.576 suffrages mais décide de se retirer pour le second tour. Charles Vallin est alors élu par 4.594 voix contre 365 à Soulier, fils de son prédécesseur.

A la Chambre, Charles Vallin dépose une proposition de loi tendant à réduire de 10 % les indemnités du Chef de l'Etat, des ministres, des présidents des deux Chambres, des sénateurs et des députés. Il demande d'autre part à interpeller le gouvernement sur les mesures à prendre pour résoudre les problèmes économiques fiscaux et sociaux posés par l'immigration en France et la concurrence due aux étrangers résidant en France.

Enfin, au cours de la discussion d'un projet de loi, Charles Vallin demande que soit étendu aux étrangers exerçant leur activité en France le prélèvement exceptionnel pour la défense du pays.

Le 10 juillet 1940, Charles Vallin vote le projet de résolution tendant à la révision des lois constitutionnelles.


VALLIN (Charles, Louis, Etienne, Marie)
Né le 7 juillet 1903 à Saint-Mihiel (Meuse)
Décédé le 13 avril 1948 à Alger (Algérie)

Député de la Seine de 1938 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français, 1889-1940, tome VIII, p. 3150)

Le 10 juillet 1940, Charles Vallin vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Le neveu du père Teilhard de Chardin est engagé volontaire dans le second conflit mondial. A son retour de campagne, il est désigné comme membre du Conseil de la justice politique créé par le gouvernement de Vichy, mais rompt avec le Maréchal Pétain, rejoint le maquis et part pour Londres en juin 1942, à l’initiative du résistant socialiste, Pierre Brossolette. Condamné par Vichy, il est alors suspendu de ses fonctions de conseiller municipal de Paris et déchu de sa nationalité française.
Attaché au cabinet du général de Gaulle, il accomplit diverses missions en Afrique noire, notamment au Tchad, en vue de rallier ces colonies à la France libre. Il participe, en outre, à de nombreuses émissions radiophoniques à Londres, puis à Alger. Par la suite, de juin 1943 à mars 1944, il est affecté au cabinet particulier du général de Gaulle.
Il ne peut faire partie de l’Assemblée consultative d’Alger. Il rejoint donc l’armée à sa demande. Ayant repris le combat au sein du bataillon du troisième zouave, il se trouve au moment du débarquement de 1944, sur les côtes de Provence, à la tête d’un sous-groupement tactique, qui s’illustre notamment lors de la prise de Chalon-sur-Saône et de Beaune. En 1945, il entre à Sigmaringen, à la tête d’une formation blindée. Tous ces faits lui vaudront d’être décoré de la Croix de guerre 1939-1940 et 1944-1945, de la rosette de la Légion d’honneur et de la Médaille des évadés.
Après la guerre, bien qu’inéligible, il revient à l’activité politique en présidant l’Union patriotique et républicaine, tentative de regroupement des droites, en 1945. Il est l’un des fondateurs et dirigeants du Parti républicain de la liberté (PRL), et se consacre en qualité de délégué du PRL en Algérie, à la formation de l’Union algérienne. Il dirige, de 1946 à 1948, le journal L’Africain. Son épouse sera élue à Alger membre de l’Assemblée algérienne.
Le 13 avril 1948, Charles Vallin meurt des suites d’un attentat politique, à l’âge de 44 ans.
Une rue d’Alger se voit attribuer son nom, ainsi qu’une place dans le 15ème arrondissement de Paris.