Pierre Vidal

1894 - 1958

Informations générales
  • Né le 26 août 1894 à Soueix (Ariège - France)
  • Décédé le 8 avril 1958 à Oust (Ariège - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Ariège
Groupe
Parti républicain socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 26 août 1894 à Soueix (Ariège).

Député de l'Ariège de 1932 à 1936.

Pierre Vidal est né à Soueix, mais c'est aux confins du Haut Couserans, dans la petite commune d'Oust, qu'il revient exercer la profession de notaire, après avoir suivi de bonnes études de droit l'ayant conduit au grade de docteur. L'estime de ses concitoyens le portera vite à la mairie d'Oust, puis au Conseil général où il sera élu président de la commission départementale. L'exercice d'un mandat parlementaire devait normalement venir compléter une telle carrière. Le 1er mai 1932, c'est dès le premier tour que Pierre Vidal l'obtient en battant, par 7.127 voix contre 6.650, son adversaire Mazaud et en devenant ainsi député de l'arrondissement de Saint-Girons. Dans sa profession de foi, il proclame sa fidélité à un programme républicain et d'évolution sociale, de paix à l'intérieur comme à l'extérieur, de rigueur financière, se plaçant résolument dans le sillage de Briand et de Painlevé. Il sera membre des groupes du parti socialiste français et du parti républicain socialiste.

Son action politique s'est surtout exercée au sein de la commission des comptes définitifs et des économies et de celle de l'hygiène. Ce n'est cependant pas sur des matières ressortant de la compétence de ces organismes que porteront ses deux interventions en séance publique : l'une, purement technique, lui permet de mettre en œuvre ses qualités de juriste, dans un rapport sur une élection contestée à Marseille ; l'autre, plus politique, le voit apporter son appui au gouvernement Flandin dans les explications de vote sur un projet de loi relatif à l'organisation des marchés de la viande et du lait.

En 1936, victime des circonstances du moment, il est battu au second tour, et de 500 voix seulement, par l'instituteur socialiste Camel. Il renonce dès lors à toute activité politique de caractère national.