Emile, Hercule Vernhes

1820 - 1890

Informations générales
  • Né le 20 octobre 1820 à Béziers (Hérault - France)
  • Décédé le 14 mai 1890 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Hérault
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Hérault
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Hérault
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Hérault
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 mai 1890
Département
Hérault
Groupe
Extrême-gauche

Biographies

Député de 1876 à 1889, né à Béziers (Hérault) le 20 octobre 1820, mort à Paris le 14 juin 1890, il fit sa médecine à Paris, fut reçu docteur en 1848, et s'établit à Béziers.

Adversaire de l'empire, il fut proscrit après le coup d'Etat de décembre, rentra à Béziers à l'amnistie de 1859, et, après le 4 septembre 1870, remplit les fonctions de sous-préfet de Béziers, du 9 septembre au 27 décembre 1870. Point administrateur, mais « bon enfant », il sut maintenir l'ordre par la popularité qu'il devait à la jovialité de son caractère, et demanda notamment, sans l'obtenir, une démonstration navale à Agde pour intimider la réaction.

Conseiller général de Béziers le 8 octobre 1871, il se démit de ses fonctions en 1878; il avait été élu, le 20 février 1876, député de la 1re circonscription de Béziers par 9,776 voix (15,590 votants, 23,205 inscrits), contre 5,702 à M. de Ricard. Il prit place à l'extrême-gauche, signa la demande d'amnistie pleine et entière, et fut l'un des 363 députés qui, au 16 mai 1877, refusèrent le vote de confiance au ministère de Broglie.

Réélu comme tel, le 14 octobre 1877, par 9,876 voix (17,810 votants, 23,631 inscrits), contre 7,816 à M. de Mirepoix, et, le 21 août 1881, par 10,536 voix (10,836 votants, 25,749 inscrits) il reprit sa place à l'extrême-gauche, se lia vite avec Gambetta, qu'il tutoya bientôt en qualité de méridional, demanda souvent la parole, mais ne monta guère à la tribune que pour appuyer (mai 1885) la loi sur la relégation des récidivistes.

Porté, le 4 octobre 1885, sur la liste radicale de l'Hérault, il fut réélu le 1er sur 7, par 52,524 voix (98,202 votants, 134,909 inscrits), se rapprocha du groupe opportuniste, vota avec la majorité, se trouva en congé lors du scrutin sur l'expulsion des princes, et se prononça, dans la dernière session,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 20 octobre 1820 à Béziers, mort le 14 mai 1890 à Paris.

Député de l'Hérault de 1876 à 1890. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 505.)

Emile Vernhes se représenta comme candidat anti-boulangiste aux élections générales de 1889, toujours dans la première circonscription de Béziers. Il fut réélu au premier tour par 9.200 voix sur 18.019 votants, contre 8.710 à Fournier. Sa santé déjà compromise ne lui permit guère de siéger à la Chambre et il mourut le 14 mai 1890, dans sa soixante-dixième année.

Date de mise à jour: février 2018