André, Gilbert, Adolphe Laville

1831 - 1912

Informations générales
  • Né le 6 juin 1831 à Montaigut-en-combrailles (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 6 août 1912 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Union républicaine

Biographies

Député de 1881 à 1889, né à Montaigut (Puy de dôme) le 6 juin 1831, propriétaire, conseiller général du Puy de dôme depuis juillet 1856, conseiller municipal de Montaigut de 1860 à 1878, adjoint en 1870, maire de cette ville en 1876, membre de la commission départementale du Puy de-Dôme en 1872 et 1873, secrétaire du conseil général en 1873, membre de la commission des hospices de Montaigut, chevalier de la Légion d'honneur, il fut élu, le 21 août 1881, député de la 2e circonscription de Riom, par 12,078 voix (12,714 votants, 23,245 inscrits).

Inscrit à l'union républicaine, il soutint la politique ministérielle, et, porté, aux élections du 4 octobre 1885, sur la liste de concentration républicaine du Puy de dôme, fut réélu, le 3e sur 9, par 78,063 voix (132,128 votants, 169,883 inscrits). Il reprit sa place à l'Union républicaine, vota constamment en faveur des ministres au pouvoir, et se prononça, en dernier lieu,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 6 juin 1831 à Montaigut-en-Combrailles (Puy-de-Dôme), mort le 6 août 1912 à Paris.

Député du Pug-de-Dôme de 1881 à 1906. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 5.)

En 1889, Adolphe Laville retrouve la 2e circonscription de Riom, dans laquelle il est élu au second tour par 11.163 voix sur 18.157 votants contre 6.921 au duc de Morny ; il sera réélu jusqu'en 1902, mais avec des fortunes diverses : 10.852 voix sur 15.485 votants contre 3.697 à Couchon en 1893 ; 10.568 voix sur 16.909 votants contre 6.692 au même adversaire en 1898 ; 9.586 sur 18.453 votants contre 7.818 à Alexandre Varenne en 1902. Mais en 1906, après 25 ans de mandat parlementaire, il perd son siège de député, n'obtenant que 6.050 voix alors qu'Alexandre Varenne en obtient près du double.

A la Chambre, il était inscrit au groupe de l'union républicaine et fut un parlementaire des plus discrets, se réservant pour le travail en commission et redoutant la tribune.

C'est sur le plan local qu'il déployait la plus grande activité. Il était en effet conseiller général du Puy-de-Dôme depuis 1856.

Ce propriétaire aimait à se pencher sur le sort des humbles. « Il faut que la Chambre nouvelle, disait-il en 1893, vote une série de lois sociales qui assurent aux travailleurs non seulement la vie matérielle, mais leur existence et leur vieillesse contre les accidents et les infirmités. C'est là le vrai socialisme qui n'exproprie personne mais qui demande à la solidarité de veiller sur tous les membres de la grande famille humaine ».

Après son échec de 1906, il abandonna complètement la politique sur le plan national et mourut à Paris le 6 août 1912, à l'âge de 81 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur.