René Le Cerf

1846 - 1901

Informations générales
  • Né le 21 novembre 1846 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 4 mars 1901 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 25 novembre 1888 au 14 octobre 1889
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Union des Droites

Biographies

Député depuis 1888, né à Paris le 21 novembre 1846, d'une vieille famille de robe fixée en Bretagne et comptant Alain Chartier parmi ses ascendants, il se fit recevoir docteur en droit.

Propriétaire à Mur (Côtes-du-Nord), il fit la guerre franco-allemande comme officier au 4e bataillon de mobiles de ce département.

Maire de Mur, conseiller général du canton depuis 1876, secrétaire du conseil général, il se présenta à la députation, le 25 novembre 1888, à l'élection partielle motivée dans les Côtes-du-Nord par le décès de M. de Bélizal, et fut élu par 70,938 voix, sur 87,609 votants et 163,982 inscrits. Il prit place à la droite royaliste, vota contre les ministères républicains, et, en dernier lieu,

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

On a de lui : Le général d'une paroisse bretonne.


Né le 21 novembre 1846 à Paris, mort le 4 mars 1901 à Paris.

Député des Côtes-du-Nord de 1888 à 1898. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 23.)

Le scrutin uninominal ayant été rétabli, c'est dans l'arrondissement de Loudéac, dont il était conseiller général, qu'il se présenta aux élections générales de 1889.

Dans sa circulaire, après avoir protesté contre l'œuvre antichrétienne de la laïcisation, il exprimait le vœu que la nouvelle Chambre, «après avoir porté remède aux maux les plus pressants, rende au pays le droit de disposer de lui-même» et il s'engageait à servir une fois encore, au nom de ses électeurs, « Dieu et la France ».

Candidat de droite, il l'emporta à la majorité écrasante de 12.341 voix sur 14.102 votants.

Le 20 août 1893, il était réélu dans la même circonscription, mais cette fois sans concurrent, par 11.477 voix sur 13.751 votants.

Au cours de ces deux législatures, il appartint à diverses commissions.

Il déposa et rapporta, en 1892, une proposition de loi portant modification de la loi du 6 août 1791 sur les domaines congéables. La Chambre n'ayant pas alors statué sur ce texte, il le reprit et le fit adopter, sans discussion d'ailleurs, en 1896.

En 1891, il prit une part active à la discussion des textes relatifs à l'exercice de la médecine et fit adopter un amendement tendant à écarter de l'exercice illégal de la médecine les « conseils habituels ».

Fidèle à ses convictions politiques et religieuses, il vota notamment contre le projet de loi tendant à inscrire au budget de l'Intérieur un crédit pour la célébration du centenaire de la proclamation de la République (1892), contre le projet de loi ayant pour objet de faire célébrer aux frais de l'Etat les funérailles de Jules Ferry et celui tendant à accorder une pension à la veuve d'Ernest Renan (1893). Il vota d'ailleurs contre la plupart des textes présentés par les gouvernements successifs.

Il ne se représenta pas lors des élections générales de 1898, mais il continua à exercer les fonctions de conseiller général et de maire de Mûr-de-Bretagne. Il mourut à Paris, le 4 mars 1901.