Joseph Le Cherpy

1874 - 1923

Informations générales
  • Né le 10 octobre 1874 à Falaise (Calvados - France)
  • Décédé le 4 avril 1923 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 10 novembre 1907 au 31 mai 1910
Département
Calvados
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Calvados
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Calvados
Groupe
Républicains de gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 10 octobre 1874 à Falaise (Calvados), mort le 4 avril 1923 à Paris (16e).

Député du Calvados de 1907 à 1919. Sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur du 10 au 13 juin 1914.

Joseph Le Cherpy entreprit tout d'abord une carrière administrative, au cours de laquelle il fut notamment chef de cabinet du directeur de l'Imprimerie nationale.

Mais, comme son cousin Henry Paté, il était attiré par la politique. Alors qu'il était chef adjoint du cabinet du garde des Sceaux Guyot-Dessaigne, mourut, le 22 août 1907, le député de Falaise, Paulmier. Une élection partielle eut donc lieu le 10 novembre 1907, à laquelle Le Cherpy se présenta comme candidat démocrate.

Ayant obtenu au premier tour 5.099 voix contre 5.050 au duc d'Harcourt sur 10.285 votants et 10.186 suffrages exprimés, il fut proclamé élu par la commission de recensement du Calvados. Le duc d'Harcourt ayant adressé une protestation à la présidence de la Chambre, la validation de Joseph Le Cherpy fut soumise au 7e bureau, lequel ne vota pas de conclusions.

Après un assez long débat, au cours duquel il prononça la seule intervention de toute sa carrière parlementaire, il fut admis et s'inscrivit au groupe de la gauche démocratique.

Son mandat lui fut renouvelé lors des élections générales de 1910 dans la même circonscription où il obtint, au premier tour, 6.003 voix contre 5.137 à Biré, sur 11.201 votants. Il en fut de même en 1914 où il fut réélu au premier tour, sans concurrent notable, par 6.398 voix sur 8.513 votants.

Son activité politique s'exerça également sur le plan local lorsque, le 1er mars 1908, il fut élu, sans concurrent, conseiller général du canton de Falaise-Sud. Quatre ans plus tard, il devenait vice-président du conseil général du Calvados.

Au cours de ses douze années de mandat parlementaire, Joseph Le Cherpy appartint notamment à la commission de l'agriculture, à la commission du commerce et de l'industrie, à la commission de la marine ainsi qu'à la commission consultative des expositions.

Il dépose en 1909 une proposition de loi concernant les mandataires des créanciers de la société de capitalisation «La Renaissance », ainsi que deux propositions de loi tendant à venir en aide aux agriculteurs du Calvados victimes des intempéries. En 1912, il fut cosignataire, avec Henri Chéron, d'une proposition de loi ayant pour but d'établir une contribution nationale aux charges des familles prévoyantes et d'une proposition de loi relative à l'assistance obligatoire aux veuves privées de ressources et chargées d'enfants. Ce dernier texte devint la loi Chéron-Le Cherpy.

En 1912 également, il rédigea un rapport sur le projet de loi tendant à autoriser une promotion spéciale de la Légion d'honneur à l'occasion du troisième cinquantenaire de la fondation des écoles vétérinaires et, en 1914, un rapport sur le projet de loi confirmant la personnalité civile à l'Ecole des arts et manufactures.

Il occupa les fonctions de secrétaire de la Chambre en 1914, 1915 et 1916.

Le 10 juin 1914, Alexandre Ribot, formant le nouveau gouvernement, le nomma sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur. Mais trois jours plus tard, lors de sa présentation devant la Chambre, ce gouvernement était mis en minorité et devait démissionner.

En 1919, le scrutin de liste avec représentation proportionnelle, qu'il avait toujours combattu, fut rétabli et marqua la fin de sa carrière de parlementaire. Tête de la liste républicaine démocratique, il n'obtint, au premier tour, que 10.705 voix sur 31.207 votants, alors que la liste nationale républicaine, comprenant Laniel, le duc d'Harcourt et Cautru, était élue en entier.

Dès lors, Joseph Le Cherpy ne se représenta plus aux élections législatives. Mais il était toujours conseiller général de Falaise lorsqu'il mourut à Paris le 4 avril 1923. Il fut inhumé à Notre-dame de Guilbray à Falaise.