Ferdinand Lechevallier

1840 - 1905

Informations générales
  • Né le 20 janvier 1840 à Bolbec (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 27 janvier 1905 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 27 janvier 1905
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Député de 1881 à 1889, né à Bolbec (Seine-Inférieure) le 26 janvier 1840, membre de la Chambre de commerce de Rouen, manufacturier à Yvetot, et maire d'Yvetot, il y fonda la Société de prévoyance mutuelle qu'il présida, créa un service d'eau, construisit des écoles, et restaura l'église et le marché.

Il se présenta, le 21 août 1881, comme candidat républicain modéré, aux élections législatives dans la 1re circonscription d'Yvetot, qui l'élut député par 6,084 voix (11,352 votants, 15,461 inscrits), contre 5,142 à M. Anisson-Duperron, monarchiste, député sortant. Il fit partie de la majorité qui soutint les cabinets Gambetta et J. Ferry, défendit les théories protectionnistes (janvier 1884) lors de la discussion de l'interpellation Langlois sur la crise économique, et se prononça contre la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pour les crédits de l'expédition du Tonkin, etc.

Porté, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine de la Seine-Inférieure, M. Lechevallier fut élu député de ce département, le 2e sur 12, par 80,681 voix (149,546 votants, 195,467 inscrits). Reprenant sa place à gauche, il soutint les ministères Rouvier et Tirard, se montra opposé à la révision de la Constitution, parla sur les questions agricoles en faveur des idées protectionnistes, vota avec les opportunistes pour les crédits du Tonkin, pour l'expulsion des princes, et, en dernier lieu,

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Né le 26 janvier 1840 à Bolbec (Seine-inférieure), mort le 27 janvier 1905 à Paris (7e).

Député de la Seine-inférieure de 1881 à 1905. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 26.)

Le scrutin d'arrondissement ayant été rétabli, c'est dans la 1re circonscription d'Yvetot que Ferdinand Lechevallier se présenta le 22 septembre 1889. Il l'emporta au premier tour par 6.306 voix contre 5.734 à M. de Royer, plébiscitaire, sur 12.142 votants. Il devait être réélu dans la même circonscription, contre le même adversaire et au premier tour, en 1893, par 6.525 voix contre 5.146 sur 11.795 votants, puis en 1898 par 6.337 voix contre 4.828 sur 11.420 votants. En 1902, Yvetot ne formant plus qu'une seule circonscription, il l'emporta, toujours au premier tour, par 12.995 voix contre 7.649 à Giffard, publiciste radical, sur 21.047 votants.

Pendant ces longues années de mandat, il appartint à de nombreuses commissions, notamment celles du règlement, des économies administratives, du commerce et de l'industrie, du budget, ainsi qu'à la commission chargée d'examiner les projets et propositions de loi concernant le tarif général des douanes.

Mais il fut surtout membre dès 1892, puis président et rapporteur, de 1895 à 1898, de la commission de comptabilité. A ce titre, il rapporta et fit adopter, en 1897, les textes relatifs à la substitution de l'éclairage électrique au gaz dans le Palais Bourbon.

Les qualités d'administrateur dont il avait fait preuve incitèrent ses collègues à l'élire questeur en juin 1898, puis en janvier 1899. Il occupera de nouveau cette fonction de décembre 1903 jusqu'à sa mort.

Inscrit au groupe des républicains progressistes, Ferdinand Lechevallier fut un parlementaire assidu, mais essentiellement modéré. Partisan de l'ordre et de l'équilibre, il déclarait par exemple dans sa profession de foi en 1889 : « Je m'opposerai à la suppression du budget des cultes parce que dans l'état de nos mœurs, ces mesures troubleraient les consciences et enlèveraient à l'Etat vis-à-vis du clergé des droits qui lui sont nécessaires ». Aussi ne s'intéressa-t-il - très activement d'ailleurs - qu'à des sujets d'ordre technique.

Il déposa notamment à plusieurs reprises une proposition de loi tendant à accorder aux fermiers sortants le bénéfice de la plus-value, ainsi qu'une proposition de loi tendant à modifier les droits de douane sur les graines oléagineuses et les huiles végétales.

Il rapporta divers budgets : imprimerie nationale (1902), Légion d'honneur et établissement national des invalides de la marine (1903).

Protectionniste convaincu, Ferdinand Lechevallier intervint à de nombreuses reprises dans la discussion de tous les textes relatifs aux droits de douane, notamment dans celle du tarif général des douanes en 1901, s'attachant toujours à faire protéger les produits de sa région. S'étant trouvé à l'âge de 20 ans à la tête d'un établissement de tissage important, il avait su se créer parmi ses ouvriers une grande popularité. Il ne les oublia pas et c'est en se référant à eux qu'il insista vivement en 1890 pour l'abrogation de la loi de 1850 instituant les livrets d'ouvriers.

Président de caisse d'épargne, il prit part à la discussion de tous les textes concernant ces établissements ainsi que les sociétés de secours mutuel.

Représentant d'une région agricole, Ferdinand Lechevallier défendit toujours les intérêts des cultivateurs et surtout ceux des éleveurs, notamment de chevaux de trait.

Son activité ne fut interrompue que par sa mort, survenue après une très courte maladie. La levée du corps eut lieu au Palais Bourbon où il résidait en qualité de questeur mais, ainsi qu'il en avait manifesté la volonté, les honneurs militaires ne lui furent pas rendus. Ses obsèques furent célébrées à Yvetot, ville qu'il avait administrée pendant près de vingt ans et qu'il avait fait bénéficier de nombreuses réalisations.