Maurice Lebon

1849 - 1906

Informations générales
  • Né le 13 novembre 1849 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 28 février 1906 à Rouen (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 9 mars 1891 au 14 octobre 1893
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 13 novembre 1849 à Paris, mort le 28 février 1906 à Rouen (Seine-inférieure).

Député de la Seine-inférieure de 1891 à 1898.

Sous-secrétaire d'Etat aux Colonies du 4 décembre 1893 au 20 mars 1894.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, puis secrétaire de la conférence des avocats, Maurice Lebon devint attaché au cabinet de Dufaure, alors ministre de la Justice, de 1871 à 1873, puis secrétaire particulier de cet homme d'Etat, de 1875 à 1876.

Nommé secrétaire général de la préfecture de la Mayenne en 1877, il occupa les mêmes fonctions en Seine-Inférieure de 1877 à 1880, puis s'inscrivit en 1881 comme avocat à la Cour d'appel de Rouen où il s'occupa surtout d'affaires de droit civil. Il plaida aussi devant le Conseil de préfecture.

Elu maire adjoint de Rouen en 1881, il devint maire de cette ville en 1886 et le resta jusqu'au 18 mai 1888.

Elu conseiller général de la Seine-inférieure en 1890, il fut réélu jusqu'en 1898, époque à laquelle il ne s'est pas représenté.

Membre du conseil supérieur et du comité permanent des habitations à bon marché et président de la section rouennaise de cette société, il fut, à l'Exposition de 1900, rapporteur du jury de la classe 106, consacrée aux habitations ouvrières.

Membre du conseil général de la ligue de l'enseignement et président de la section rouennaise de cette ligue, membre de l'alliance républicaine démocratique, il tint de nombreuses conférences pour ces associations.

Maurice Lebon soumet sa candidature pour la première fois aux élections législatives dans la 3e circonscription de Rouen, lors de l'élection partielle du 22 février 1891. Il est élu, en remplacement de Waddington, nommé sénateur, par 10.287 voix contre 5.368 à Montaignac, conservateur, et 1.031 voix à Cornillard, socialiste, ses principaux adversaires (24.555 inscrits, 16.798 votants).

Lors du renouvellement du 20 août 1893, il l'emporte de nouveau au premier tour, dans la 4e circonscription de Rouen, totalisant 8.530 voix contre 1.650 à Cornillard, socialiste (17.343 inscrits, 10.974 votants).

Dans le cabinet de Casimir-Perier, Maurice Lebon tiendra le poste de sous-secrétaire d'Etat aux Colonies, de 1893 à 1894.

Son passage aux affaires fut marqué par le guet-apens de Tombouctou, qui fut occupée, et par la conclusion du traité franco-allemand du Cameroun, qui fut ratifié.

Le sous-secrétariat aux Colonies dépendait alors du ministère du Commerce, de l'Industrie et des Colonies. Maurice Lebon démontrera au parlement l'inconvénient de cette subordination et demandera, en conséquence, la création d'un ministère autonome des Colonies étant donné l'importance croissante des possessions françaises dans les deux mondes.

Le 20 mars 1894, il démissionne, son vœu ayant été accompli : Ernest Boulanger lui succède en qualité de ministre des Colonies.

A la Chambre, il siégea sur les bancs de la gauche progressiste.

Il fut membre de la commission du budget, de 1894 à 1895 - il en devint le vice-président - et membre des commissions des douanes et des colonies. Il rapporta le budget de la Justice et du service pénitentiaire ainsi que le projet de loi pour le renouvellement du privilège de la Banque de France.

A la tribune parlementaire, Maurice Lebon intervint dans diverses discussions et refusa, à plusieurs reprises, les portefeuilles du Commerce, des Colonies et de la Justice, qui lui furent successivement offerts.

Lors de la demande en révision du procès Dreyfus il fut en désaccord avec la plupart de ses amis politiques parce qu'il considérait cette mesure utile aux intérêts du pays. Il porta sa conviction à la connaissance du public le 6 mars 1898 par une lettre adressée aux électeurs rouennais et dans laquelle il annonçait sa détermination de ne pas se représenter au renouvellement législatif de 1898.

Il échoue en 1902, dans la 2e circonscription de Rouen, n'obtenant que 3.480 voix contre 10.637 à l'élu, le comte de Pomereu, conservateur et 4.449 voix à Renaudet, socialiste, et se retire dès lors des luttes politiques.

Maurice Lebon décéda à Rouen le 28 février 1906, à l'âge de 57 ans. Plusieurs de ses publications, dont l'une s'intitulait Les républicains progressistes et l'alliance républicaine démocratique, furent très remarquées.

Il était officier d'Académie.