Georges Lebret

1853 - 1927

Informations générales
  • Né le 7 novembre 1853 à Etampes (Essonne - France)
  • Décédé le 17 janvier 1927 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Calvados
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Calvados

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 7 novembre 1853 à Etampes (Seine-et-Oise), mort le 17 janvier 1927 à Paris.

Député du Calvados de 1893 à 1902. Ministre de la Justice du 1ernovembre 1898 au 22 juin 1899.

Georges Lebret naquit à Etampes, en Seine-et-Oise, où son père, normand de naissance, s'était fixé.

Après de brillantes études secondaires, Georges Lebret entre dans le notariat et devient principal clerc de l'une des plus importantes études de Paris, celle de Me Delapalme.

Reçu docteur en droit par la Faculté de Paris, en 1879, il est alors envoyé par le ministre de l'Instruction publique en Angleterre et en Ecosse pour y étudier la législation et les usages relatifs à la propriété foncière, aux baux et aux questions agricoles.

Retour de ce voyage, il est, sur sa demande, attaché comme agrégé à la Faculté de droit de Caen. C'est alors qu'il publia son ouvrage très remarqué sur les questions agricoles en Angleterre et Ecosse.

Ensuite, pendant cinq ans, il supplée, dans la chaire de code civil, le célèbre jurisconsulte Demolombe.

En 1885, il est nommé professeur titulaire et enseigne alors le droit criminel. Il est chargé, en 1891, d'un cours de législation financière.

Il est aussi avocat à la Cour d'appel de Caen.

Son activité se porta sur le plan politique et il fut élu, en mai 1892, conseiller municipal et presque aussitôt maire de Caen par 26 voix sur 28 votants.

Candidat aux élections législatives de 1885, en Seine-et-Oise, il connut un échec, obtint néanmoins 24.048 voix au premier tour.

Le 20 août 1893, il se présente à nouveau dans la 1re circonscription de Caen sur la liste des progressistes et est élu au premier tour totalisant 6.605 voix, contre 4.888 à Engerand, son principal adversaire, qui était boulangiste (16.124 inscrits, 11.650 votants).

Aux élections des 8 et 22 mai 1898, il fut réélu avec, au second tour, une marge relativement faible. En effet, au premier tour il obtient 4.627 voix contre 4.156 à Delarbre, son principal adversaire, et, au second tour, 5.719 voix contre 5.653 voix à Delarbre (11.717 votants, 16.074 inscrits).

Il échoue le 27 avril 1902, n'obtenant que 2.830 voix au premier tour contre 7.283 à Delarbre, élu, qui était conseiller général et propriétaire agriculteur. D'une activité qui ne se dément pas, il reprend alors son poste de professeur à la Faculté de Caen et y enseigne le droit civil.

Georges Lebret eut un rôle parlementaire assez effacé.

Il fut, néanmoins ministre de la Justice et des Cultes, du 1er novembre 1898 au 12 juin 1899, dans les quatrième et cinquième cabinets Charles Dupuy.

A la Chambre, il intervint sur la question des tarifs de transport de houille, sur la suppression des octrois et dans la discussion de la loi relative à la margarine, etc..

Il fut membre du Comité consultatif des chemins de fer.

« Partisan d'un gouvernement stable et fort, nécessaire au maintien des principes démocratiques sur lesquels repose la République », Georges Lebret condamne la coalition des groupes extrêmes qui, dit-il, rendent tout gouvernement impossible et jettent le trouble dans le pays.

Il se prononce pour le maintien et l'application loyale du Concordat, pour le maintien également des lois scolaire et militaire, pour la protection agricole, pour le développement, dans la liberté, de la mutualité, des sociétés ouvrières, pour la participation aux bénéfices, etc... Il met en exergue le principe démocratique de solidarité et de fraternité, suggère, toutefois, une répression plus efficace de la mendicité et du vagabondage. Georges Lebret décéda à Paris, le 17 janvier 1927, à l'âge de 74 ans.

Il avait publié, en 1882, une Etude sur la propriété foncière en Angleterre, parue d'abord dans la Revue pratique de droit français, puis en un volume. Il avait également signé des articles dans la Revue critique de législation et dans le Journal du droit international privé.