Alfred Leconte

1824 - 1905

Informations générales
  • Né le 21 décembre 1824 à Vatan (Indre - France)
  • Décédé le 6 septembre 1905 à Piscop (Val-d'Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Indre
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Indre
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Indre
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Indre
Groupe
Gauche démocratique radicale et radicale socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Indre
Groupe
Gauche radicale-socialiste

Biographies

Député de 1876 à 1885, né à Vatan (Indre) le 21 décembre 1824, il fit ses études au collège de Bourges, suivit à Paris les cours du Conservatoire, puis, par ordre de sa famille, ceux de l'Ecole de pharmacie, et s'établit pharmacien de 1re classe à Issoudun en 1852.

Il manifesta sous l'Empire des opinions démocratiques qu'il exprimait volontiers dans des pièces de vers, des fables et surtout des chansons. Juge au tribunal de commerce d'Issoudun, conseiller municipal (1885), et conseiller général de l'Indre pour le canton de Vatan (1871), il se fit élire, le 20 février 1876, député de l'arrondissement d'Issoudun, par 6,674 voix (12,504 votants, 14,701 inscrits), contre 5,772 à M. Jean Dufour, conservateur, représentant sortant. M. Alfred Leconte s'inscrivit aux groupes de l'Union républicaine et de l'extrême gauche, vota pour l'amnistie plénière, pour la suppression du budget des cultes, et fut des 363. La même année il prit la direction d'une feuille intitulée la Chanson française, organe de diverses sociétés littéraires.

Réélu, après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, député d'Issoudun par 7,326 voix (12,870 votants, 14,932 inscrits), contre 5,463 au même concurrent, il reprit sa place à gauche, opina

- pour les invalidations des députés de la droite,
- pour l'article 7,
- pour l'amnistie,
- pour la liberté de réunion, de la presse et d'association, etc.,

et obtint encore sa réélection, le 21 août 1881, par 7,820 voix (11,932 votants, 15,173 inscrits), contre 2.407 à M. Daussigny, et 1,613 à M. Cotard. Dans cette nouvelle législature, M. A. Leconte vota le plus souvent avec les radicaux, mais se rapprocha en quelques circonstances, par ses votes ou par ses abstentions, du parti opportuniste.

Inscrit, le 4 octobre 1885, en raison de ces concessions, sur la liste républicaine de l'Indre où la nuance opportuniste dominait, M. Alfred Leconte échoua avec 33,610 voix (69,748 votants). Un incident extra-parlementaire avait, peu de temps auparavant, attiré sur lui l'attention : on lui reprocha d'avoir essayé de faire profiter une personne de sa famille du permis de circulation sur les chemins de fer qui lui était attribué comme député.

Membre du Caveau, M. Leconte a publié des chansons, dont quelques-unes sont devenues populaires, des travaux de littérature et d'histoire, et sa thèse de pharmacien : Considérations philosophiques sur la pharmacie (1851).


Né le 21 décembre 1824 à Vatan (Indre), mort le 6 septembre 1905 à Piscop (Seine-et-Oise).

Député de l'Indre de 1876 à 1885 et de 1889 à 1898. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 33.)

Après son échec en 1885, Leconte se présente en 1889 dans l'arrondissement d'Issoudun comme candidat républicain indépendant « révisionniste dans l'esprit démocratique ». A la suite de sa profession de foi il reproduit la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui lui apparaît comme « le socle sur lequel doit se consolider et grandir la République française juste, une, et indivisible ». Distancé au premier tour par le candidat de la droite Bonneval, il l'emporte au second, le 6 octobre 1889, avec 7.110 voix contre 5.460 à son principal adversaire.

Membre de la gauche radicale-socialiste il déploie au cours de cette législature une intense activité parlementaire dans les nombreuses commissions auxquelles il appartient et en séance publique où il défend deux propositions de loi qui lui tiennent à cœur: l'une tendant à fixer le budget sur l'estimation des valeurs mobilières et immobilières, proportionnellement à ce que chacun possède; l'autre ayant pour but de donner à la femme majeure et jouissant de ses droits civiques le droit d'être témoin dans les actes d'état-civil.

Leconte est presque septuagénaire lorsqu'il se représente en 1893 dans cette circonscription d'Issoudun où l'on apprécie son dévouement et sa sincérité. Sur 11.869 votants il obtient au second tour 3.585 voix alors que le républicain Dumont en obtient 3.570, le socialiste Doré 2.889 et Bonneval 1.792. Sa profonde connaissance de la vie parlementaire et son sens de la justice lui permirent d'être président de différents bureaux. Compétent en de nombreux domaines il continua à animer les commissions les plus importantes de la Chambre.

En 1898 il ne se représentera pas aux élections, préférant prendre un repos bien mérité. Alfred Leconte mourut le 6 septembre 1905 à Piscop dans la région parisienne.