Hubert Lefèvre-Pontalis

1909 - 1977

Informations générales
  • Né le 2 août 1909 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 12 janvier 1977 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Sarthe
Groupe
Parti républicain de la liberté

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 2 août 1909 à Paris (Seine)
Décédé le 12 janvier 1977 à Paris

Député de la Sarthe de 1946 à 1951

La famille Lefèvre-Pontalis descendrait de Guillaume le Conquérant par Elisabeth, duchesse de Suffolk, sœur de Richard III, ainsi que de Jean Secondat de Montesquieu. Fils de Gérard Lefevre-Pontalis, administrateur de sociétés, et de Marguerite née Destor, Hubert Lefèvre-Pontalis est aussi le petit-fils d'Amédée Lefèvre-Pontalis, représentant d'Eure-et-Loir à l'Assemblée nationale en 1871, président des Messageries maritimes, des Mines de la Loire et vice-président de la Société générale. Son grand-oncle, Antonin Lefèvre-Pontalis, membre de l'Institut, est également député de Seine-et-Oise de 1869 à 1870, représentant en 1871 et à nouveau député pour le département du Nord de 1885 à 1889.

Après des études à l'institution Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, Hubert Lefèvre-Pontalis entre à la faculté de droit de Paris où il obtient une licence. Inscrit au barreau depuis 1934, il débute sa carrière comme avocat à la cour d'appel de Paris en 1941. Son cabinet, créé à cette époque, est spécialisé dans le contentieux international

Alors conseiller général de la Seine et conseiller municipal de Paris, Lefèvre-Pontalis se présente aux élections de l'Assemblée nationale constituante du 21 octobre 1945 dans la 1re circonscription de la Seine (arrondissements de la rive gauche).. En tête de la liste républicaine contre le fascisme et le communisme, il ne recueille que 13 835 suffrages ne suffisant pas à son élection.

L'année suivante pour les premières élections de la IVe République, il se porte candidat sur la liste d'Union républicaine anti-collectiviste et de défense paysanne (cartel des Non) du département de la Sarthe. Avec 27 136 voix sur 183 989 suffrages exprimés, il est élu député à l'Assemblée nationale du 10 novembre 1946 en compagnie de quatre députés sortants de la Sarthe : Letourneau, Pineau, Manceau et Duforest. Puis, il se rapproche du groupe du parti républicain de la Liberté (PRL) présidé par Joseph Laniel. C'est la première formation de droite à apparaître ouvertement depuis la libération.

Il est membre de la commission de l'Intérieur et vice-président de la commission de la Presse, cinéma, information. A ce titre, il est rapporteur d'une proposition de résolution relative au statut des entreprises de groupage et de distribution des journaux et périodiques.

Dans le cadre législatif, il propose au gouvernement de modifier le mode de désignation des jurés de la Haute cour de justice, de créer des commissions d'enquêtes extra-parlementaires et de régulariser la situation des assesseurs dans les sections des tribunaux paritaires cantonaux et d'arrondissement.

Porte-parole de son département, il défend la production de chanvre français dont la récolte invendue met en péril les chanvriers sarthois.

En octobre 1949, il explique pourquoi il n'accorde pas sa confiance en votant contre l'investiture de Jules Moch, qu'il estime incapable de dénouer les difficultés : « Vous ne pourrez les résoudre parce que la majorité sur laquelle vous compter appuyer votre action est composée de parlementaires élus sur des programmes diamétralement opposés, parce que ces parlementaires appartiennent à des partis politiques aux idéologies différentes qui vous scléroseront comme elles ont sclérosé les gouvernements qui ses sont succédés. Comme vos prédécesseurs, vous serez voué à l'impuissance », résumant par cette diatribe les raisons de l'instabilité politique de la IVe République.

Hubert Lefèvre-Pontalis vote contre le projet de loi sur le statut de l'Algérie et donne son suffrage, l'année suivante, à la ratification du plan Marshall et du pacte Atlantique.

C'est sans succès qu'il se représente aux élections législatives de 1951 sur la liste d'Union des indépendants, paysans et républicains libéraux. Avec 11,5 % des voix, elle se place derrière le MRP, la SFIO, les communistes et les républicains démocrates. Le député sortant essuie également un échec aux élections sénatoriales de mai 1952, cette fois à la tête d'une liste pour la réforme de l'Etat et la défense des libertés électorales.

Demeuré célibataire, il appartient à plusieurs associations, le Nouveau Cercle, le Travellers Club ou encore l'Académie des psychologues du goût qui réunit les gastronomes parisiens. Il exerce de multiples activités internationales sur les plans juridique et parlementaire. Il reçut la Croix de guerre 1939-1945 et les titres d'Officier de la Légion d'Honneur, de Commandeur de l'Ordre vénézuélien de Miranda et de l'ordre du Ouissam Allaouite.



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