Anatole, Jean, Louis Lemercier

1820 - 1897

Informations générales
  • Né le 25 juin 1820 à Le coudray-montceaux (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 26 décembre 1897 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Indépendant
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Républicain
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 26 décembre 1897
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Républicains

Biographies

Député au Corps législatif de 1852 à 1863, né à Coudray-sur-Seine (Seine-et-Oise) le 25 juin 1820, fils d'Augustin Lemercier qui avait été député sous la Restauration et la monarchie de Juillet et de Catherine Victoire Sophie Jourdan, il fut de très bonne heure attaché à l'ambassade de France à Lisbonne.

Membre du conseil général de la Charente-inférieure pour un des cantons de Saintes, il fut élu avec l'appui du gouvernement, le 29 février 1852, député de la 4e circonscription de la Charente-inférieure au Corps législatif, par 22,724 voix (23,104 votants, 34,379 inscrits). M. Lemercier, qui était un des plus jeunes membres de l'Assemblée, siégea comme son père dans la majorité dynastique; il prit part à plusieurs discussions, et, dans la séance de 1856, lors de l'absorption du Grand Central par les Compagnies d'Orléans et de Lyon, protesta contre cette combinaison et contre l'augmentation des monopoles.

Réélu, le 22 juin 1857, par 19,671 voix, (20,016 votants, 33,711 inscrits), il demanda (mai 1859), avant de voter l'emprunt de 500 millions pour la guerre d'Italie, l'assurance, de la part du gouvernement, qu'il sauvegarderait contre tous l'indépendance du pape et l'intégrité de ses Etats, assurance qui lui fut donnée par M. Baroche; le 11 avril 1860, il reprocha à l'empereur d'avoir permis l'annexion des Romagnes et demanda « si le gouvernement était toujours disposé, comme on a le droit de l'espérer après des promesses solennelles maintes fois répétées, à faire respecter le domaine temporel dans toute son intégrité.» Cette insistance à rappeler des engagements solennels, mais qu'on ne voulait plus tenir, fit perdre au comte Lemercier les bonnes grâces du gouvernement.

Assuré qu'il n'aurait plus l'appui officiel aux élections générales de 1863, M. Lemercier n'eut plus de ménagements à garder; dans la discussion de l'adresse, en février 1863, il protesta contre le pouvoir discrétionnaire exercé par les préfets vis-à-vis de la presse, contre le remaniement arbitraire des circonscriptions électorales, et, en avril, blâma énergiquement les agissements de M. de Persigny, ministre de l'Intérieur, en vue des élections prochaines: il proposa à la Chambre, par mesure de blâme, de rejeter la section première du budget du ministère de l'Intérieur.

Le scrutin du 1er juin 1863 ne lui donna plus que 5,941 voix, contre 17,307 à l'élu officiel, M. Roy de Loulay et 6,902 à M. Simonot. Il rentra alors dans la vie privée, s'occupa d'affaires industrielles et devint président d'administration de la compagnie du chemin de fer des Charentes.

Le 8 février 1871, il réunit, comme candidat à l'Assemblée nationale, dans la Charente-inférieure, 28,686 voix, sur 105,000 votants. Le 30 janvier 1876, il se présenta, comme « conservateur constitutionnel », aux élections sénatoriales dans le même département: il obtint, sans être élu, 246 voix sur 573 votants. Puis il tenta, avec le même programme, la fortune des élections législatives du 20 février dans la 2e circonscription de Saintes: il recueillit 6,536 voix, contre 6,933 au candidat purement impérialiste, M. Jolibois, qui fut élu. Après la dissolution de la Chambre, M. Lemercier engagea de nouveau la lutte : il n'obtint cette fois que 5,758 voix, contre 8,994 au député sortant réélu. Le 6 janvier 1889, candidat des conservateurs libéraux et républicains modérés à l'élection partielle de la Charente-inférieure, il échoua encore une fois avec 41,097 voix, contre 51,991 à l'élu, M. Duport, candidat boulangiste.

Conseiller général de la Charente-inférieure depuis 1850, maire de Saintes depuis 1871, président du conseil général depuis 1885, le comte Lemercier était chevalier de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre de Pie IX. On a de lui: Etudes sur les associations ouvrières (1857); Quelques mots de vérité sur Naples (1860), etc.



Né le 25 juin 1820 au Coudray-Montceaux (Seine-et-Oise), mort le 26 décembre 1897 à Paris.

Député de la Charente-Inférieure de 1889 à 1897.

Anatole Lemercier est le petit-fils de Lemercier envoyé aux Etats-Généraux en 1789 par la ville de Saintes, et de Jourdan, le vainqueur de Wattignies et de Fleurus. Son père fut longtemps député et président du Conseil général de la Charente.

Il entre au Conseil général de la Charente-Inférieure en 1850 et en devient le président en 1885. Conseiller municipal de Saintes en 1884, il est élu maire de cette ville en 1871.

Il est élu député au corps législatif en 1852 et en 1857.

Il fut longtemps président de la compagnie des chemins de fer des Charentes jusqu'au rachat de cette ligne par l'Etat. En 1889 il se présente aux élections législatives dans la 1re circonscription de Saintes et est élu au premier tour par 7.157 voix contre 5.873 à Vallersi.

En 1893 sa position s'est renforcée et il est élu par 8.358 voix sur 9.764 votants.

En dépit de ses origines il se rallie franchement à la République en 1889 et à la Chambre il s'inscrit au groupe des républicains.

Au cours de sa carrière parlementaire il est notamment membre de la commission relative à la réglementation du travail, sujet sur lequel il interviendra à plusieurs reprises en séance publique. Lors de sa réélection en 1893 il est doyen d'âge de la Chambre et à ce titre prononce le discours d'ouverture de la législature.

Ses compétences en matière de chemin de fer l'amènent tout naturellement à se préoccuper de ce problème et en 1895 il dépose une proposition de loi sur le régime du réseau des chemins de fer de l'Etat. L'une de ses préoccupations était de rendre plus faciles les communications entre les ports de l'océan et les villes de Rouen et de Lyon.

Il meurt à Paris le 26 décembre 1897, en fin de législature et ne sera pas remplacé.