Jean Lerolle

1873 - 1962

Informations générales
  • Né le 12 mai 1873 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 25 février 1962 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 décembre 1912 au 31 mai 1914
Département
Seine
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Seine
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Seine
Groupe
Démocrates populaires
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Seine
Groupe
Démocrate populaire

Biographies

Né le 12 mai 1873 à Paris.

Député de la Seine de 1912 à 1919 et de 1928 à 1936.

Après de brillantes études de droit, Jean Lerolle s'inscrivit au barreau de Paris.

Il fut vice-président de l'Association catholique de la jeunesse française.

Jean Lerolle fut élu député de la 1re circonscription du VIIe arrondissement de Paris au scrutin du 8 décembre 1912 par 3.732 voix sur 4.943 suffrages exprimés. Il s'inscrivit au groupe démocrate populaire et fut membre de la commission du travail.

Au cours de cette législature, Jean Lerolle a voté la loi militaire portant le service militaire à trois ans face à l'augmentation des effectifs réalisée en Allemagne par les lois de 1905 à 1913.

Il a soutenu de ses votes les motions et projets en faveur de la représentation proportionnelle et combattu les mesures contraires à la liberté de l'enseignement. Jean Lerolle s'est opposé par ses votes aux projets d'impôt personnel sur le revenu pour éviter l'écrasement des classes moyennes.

Avec Joseph Denais, il a déposé sur le bureau de la Chambre des députés une proposition de loi tendant à protéger le commerce français contre la concurrence déloyale des entreprises étrangères et s'est associé aux mesures prises pour protéger le petit commerce et la petite industrie.

En tant que membre de la commission du travail, il a plaidé la cause des ouvrières à domicile.

Jean Lerolle fut réélu député le 26 avril 1914 par 4.500 voix contre 2.576 à Désandre et 491 à Bonnefoy. Il fit partie de la commission de l'enseignement et des beaux-arts, et de la commission du travail. En outre, il fut élu par la Chambre membre du Conseil supérieur du travail.

Pendant la guerre de 1914, il collabora à L'Ame française, hebdomadaire des républicains démocrates auprès d'Ernest Pezet et de Raymond-Laurent. Auparavant, il avait assuré la chronique des faits divers dans la revue Le Sillon.

En 1919, Jean Lerolle n'est pas réélu, écarté, disait-il, par « une habile exploitation des défauts de la loi électorale ».

Le 29 avril 1928, Jean Lerolle est élu au premier tour du scrutin par 5.100 voix. Il fut nommé membre de la commission d'assurance et de prévoyance sociale, de la commission de l'enseignement et des beaux-arts, de la commission du travail.

Il est l'auteur d'un rapport tendant à rendre obligatoires les allocations familiales.

Il intervient dans la discussion d'un projet de loi tendant à établir un programme de construction d'habitations à bon marché en vue de remédier à la crise de l'habitation. Il prend part à la discussion d'un projet de loi et de propositions de loi tendant à modifier et à compléter la loi de 1928 sur les assurances sociales, et de diverses propositions de loi relatives aux baux à loyer d'immeubles à usage commercial ou industriel.

Le 8 mai 1932, Jean Lerolle est réélu au second tour de scrutin par 3.781 voix. Dans sa profession de foi, il demande aux électeurs de faire l'union autour d'André Tardieu « dans un esprit de concorde nationale pour la France et pour la République ».

Dès le début de cette législature, Jean Lerolle fut nommé membre de la commission d'assurance et de prévoyance sociale, de la commission du travail, de la commission des postes, télégraphes et téléphones, de la commission chargée de rechercher les causes et les origines des événements de février 1934.

Il est l'auteur de divers rapports tendant à modifier le code du travail en vue d'assurer la protection des travailleurs. Il intervient dans la discussion de plusieurs projets de loi tendant au rétablissement de l'équilibre budgétaire. A signaler sa demande de disjonction de la taxe exceptionnelle et provisoire sur les traitements.

En 1935, Jean Lerolle est nommé membre du Comité consultatif des assurances contre les accidents causés par les véhicules automobiles.

Il ne se représente pas aux élections de 1936, laissant la place à Frédéric-Dupont.




Né le 12 mai 1873 à Paris
Décédé le 25 février 1962 à Paris

Député de la Seine de 1913 à 1919 et de 1928 à 1936

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français, 1889-1940, Tome VI, p. 2248, 2249)

S'étant retiré définitivement de la vie politique après la seconde guerre mondiale, Jean Lerolle, Président d'honneur de l'Association catholique de la jeunesse française et de l'Académie d'éducation d'entraide sociale, consacre l'essentiel de son temps à des activités telles que l'animation des semaines sociales.

Il meurt à Paris le 25 février 1962 à l'âge de 88 ans. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur le 19 mai 1953.

Une rue Paul et Jean Lerolle, députés du VIIe arrondissement, a été inaugurée à Paris par Edouard Frédéric-Dupont en 1990.

Date de mise à jour: mars 2014