Victor Leydet

1845 - 1908

Informations générales
  • Né le 3 juillet 1845 à Aix-en-provence (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 22 octobre 1908 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 18 décembre 1881 au 14 octobre 1885
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Républicain radical
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 19 janvier 1897
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Républicain radical

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 3 janvier 1897 au 3 janvier 1903
Sénateur
du 4 janvier 1903 au 22 octobre 1908

Biographies

Député depuis 1881, né à Aix (Bouches-du-Rhône) le 3 juillet 1845, fils d'un ouvrier, il fit ses classes au collège d'Aix et fut attaché ensuite, en qualité de commis, à diverses maisons de commerce.

Devenu lui-même chef d'un important établissement d'huiles du Midi, conseiller municipal (1870) adjoint au maire de sa ville natale (1876-1882), conseiller général des Bouches-du-Rhône pour le canton de Peyrolles (1880), juge au tribunal de commerce, il se présenta à la députation, lors de l'élection complémentaire du 4 décembre 1881, dans la 1re circonscription d'Aix, vacante par suite de l'option de M. Lockroy.

M. V. Leydet fut élu député, au second tour de scrutin, le 18 décembre, par 4,919 voix (9,843 votants, 15,882 inscrits), contre 4,870 à M. Pautrier. Il siégea à la gauche radicale et vota contre les ministères Gambetta et J. Ferry, contre les crédits de l'expédition du Tonkin, pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat, etc., déposa une proposition de loi tendant à donner aux conseils généraux, d'arrondissement et municipaux, le droit d'émettre des vœux politiques (1882), et une autre proposition (1883) ayant pour objet d'établir un impôt sur le revenu proportionnel et progressif. Il parla sur la loi municipale, sur le budget, sur l'organisation du Sénat et les élections des sénateurs, etc.

Porté, le 5 octobre 1885, sur la liste républicaine radicale des Bouches-du-Rhône, M. V. Leydet fut élu au second tour le 3e sur 8, député de ce département, par 55,750 voix (93,426 votants, 139,346 inscrits). Il appartint au groupe de l'extrême gauche, combattit les ministères Rouvier et Tirard, intervint plusieurs fois dans la discussion des lois de finances, parla sur la conversion des rentes, sur le tarif des douanes, sur la réforme de la législation des faillites, sur la loi militaire, en faveur de la liberté de fabrication des allumettes, pour la réduction de l'impôt des cercles, et fut rapporteur de la convention franco-grecque. Dans la dernière session, il s'est prononcé:

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

M. Leydet a collaboré au National d'Aix, dont il a été, en 1871, un des fondateurs; il a été président de la classe 69 à l'Exposition universelle de 1889.


Né le 3 juillet 1845 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), mort le 22 octobre 1908 à Paris.

Député des Bouches-du-Rhône de 1881 à 1897.

Sénateur des Bouches-du-Rhône de 1897 à 1908.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 152.)

Elu député de la 1re circonscription d'Aix-en-Provence en 1881, réélu en 1885, Victor Leydet sollicita un troisième mandat en 1889. Républicain radical, il battit, le 22 septembre, par 6.825 voix sur 10.993 votants M. de Seanon, royaliste, qui n'obtint que 3.973 suffrages.

Leydet se représenta aux élections législatives de 1893. Il l'emporta le 20 août au premier tour par 6.796 voix sur 7.654 votants, contre 283 à Tronchet, républicain modéré.

Le programme de Leydet fut républicain radical et progressiste.

Pendant la 5e législature, il fut membre de la commission générale des douanes, de la commission des patentes, de la commission chargée de l'examen des projets et propositions de loi concernant la marine, de la commission relative à la réforme générale de l'impôt, de la commission chargée de l'examen du projet de loi sur la marine marchande, de la commission d'enquête sur l'affaire de Panama.

Pendant la 6e législature, Leydet fit partie de la commission du travail, de la commission de la marine, de la commission des chemins de fer.

Plusieurs fois membre de la commission du budget, il fut rapporteur du budget du Commerce et de l'Industrie. Leydet s'intéressa aux questions les plus diverses : monopole des allumettes, législation des protêts, élection des tribunaux de commerce, institution de la liberté de la défense judiciaire, suppression du monopole de l'ordre des avocats, tarif général des douanes, encouragements spéciaux à donner à la sériciculture, délégués à la sécurité des ouvriers mineurs, conseils de prud'hommes, etc... En 1897, Leydet quitta le Palais Bourbon pour le Luxembourg.

Le 3 janvier de cette année, il fut élu, au deuxième tour, sénateur, en remplacement de feu Challemel-Lacourt, par 239 voix sur 414 votants contre 163 à Deïss. Au premier tour, il obtint 161 voix contre 90 à Flaissières, 89 à Deïss et 70 à Caire.

Son mandat sénatorial lui fut renouvelé le 4 janvier 1903 au premier tour par 295 voix sur 425 votants.

Sa carrière dans la Haute Assemblée fut brillante. En effet, Leydet fut secrétaire du Sénat (1900-1902), puis vice-président (1905-1906).

Il s'inscrit au groupe de la gauche démocratique, et participa aux discussions budgétaires, notamment à celles qui concernaient les postes.

Comme à la Chambre, il s'appliqua à l'étude des problèmes les plus variés : organisation du jury criminel, réglementation des eaux de la Durance, recrutement de l'armée, insuffisance des moyens de transport des compagnies de chemin de fer, etc..

Leydet mourut subitement à Paris, le 22 octobre 1908, sans que rien ait pu faire prévoir l'événement. Il était âgé de 63 ans.