Nicolas, Charles, Désiré, Magloire Bourneville

1840 - 1909

Informations générales
  • Né le 21 octobre 1840 à Garancières (Eure - France)
  • Décédé le 30 mai 1909 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 4 février 1883 au 14 octobre 1885
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Député de 1883 à 1889, né à Garancières (Eure), le 21 octobre 1840, il vint étudier la médecine à Paris sous le second Empire, et, tout en suivant les cours de l'Ecole, se mêla au mouvement démocratique. « En 1866, dit une biographie, bien que concourant pour l'internat, il quitta tout pour aller soigner les cholériques d'Amiens. »

Puis il revint à Paris, collabora au Réveil de Delescluze, se fit recevoir docteur en 1870, et fut, pendant le siège, chirurgien-major au 160e bataillon de la garde nationale et chirurgien-major à l'ambulance du Jardin des plantes; en même temps il remplissait les fonctions d'interne à la Pitié, il resta à ce poste pendant les deux sièges de Paris.

Fondateur (1873) d'un journal spécial qui acquit bientôt de l'autorité, le Progrès médical, il entra, quelques années plus tard, au conseil municipal de Paris, où il représenta le 5e arrondissement, et se fit remarquer par son activité. Partisan de la réforme des établissements hospitaliers et particulièrement de la « laïcisation » de tous ces établissements, il fut le promoteur de la création des écoles municipales d'infirmières laïques destinées à remplacer les religieuses, publia une série de manuels à l'usage de ces infirmières, et, durant son passage au conseil, ne rédigea pas moins de trente-quatre rapports sur les améliorations à réaliser, d'après lui, dans les services de l'assistance publique.

Le 4 février 1883, le docteur Bourneville fut élu député par la 1re circonscription du 5e arrondissement de Paris, en remplacement de Louis Blanc, décédé ; il s'était présenté comme candidat républicain radical et avait obtenu 3,422 voix contre 2,673 à M. Engelhardt ancien préfet, ancien conseiller municipal de Paris, opportuniste, et 461 à M. Emile Gautier, anarchiste.

M. Bourneville prit place sur les bancs de l'extrême gauche et vota, avec ce groupe, contre l'ordre du jour de confiance (6 mars 1883) accordé au ministère J. Ferry à propos de la révision. M. Bourneville se prononça encore

- contre les crédits du Tonkin,
- contre la loi sur les récidivistes,
- contre le maintien de l'ambassade auprès du pape
- et pour l'abrogation du Concordat, etc.

Il fit un rapport intéressant sur l'assainissement de la Seine et l'utilisation agricole des eaux d'égout ; mais il ne put obtenir que ce rapport fût discuté avant la fin de la législature.

Aux élections du 4 octobre 1885, le docteur Bourneville fut porté dans le département de la Seine sur la liste élaborée par les principaux organes de la presse radicale et patronnée par M. Clémenceau. Il fut élu au scrutin de ballottage du 18 octobre, le 19e sur 35, par 285,715 voix (416,886 votants et 564,338 inscrits). Comme précédemment, il a voté avec les radicaux de la Chambre :

- le 8 février 1886, pour la proposition Michelin tendant à rechercher les origines et les causes de l'expédition du Tonkin, et à déterminer la responsabilité de ses auteurs;
- le 10 avril, contre l'ordre du jour pur et simple sur l'interpellation Maillard à propos de la grève de Decazeville.

Il s'est prononcé pour l'adoption de la loi sur l'enseignement primaire, contre le budget des cultes, pour la suppression des sous-préfets;

- le 17 mai 1887, pour la proposition de résolution de la commission du budget (chute du ministère Goblet);
- le 19 novembre, pour la discussion immédiate de l'interpellation Clemenceau (chute du ministère Rouvier);
- le 31 mars 1888, pour l'urgence de la proposition de révision (chute du ministère Tirard.)

M. Bourneville a voté dans la dernière session,

- pour le rétablissement du scrutin uninominal (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution (14 février, chute du ministère Floquet),
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes (14 mars),
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse (2 avril),
- pour les poursuites contre le général Boulanger (4 avril).


Né le 21 octobre 1840 à Garancières (Eure), mort le 30 mai 1909 à Paris.

Député de la Seine de 1883 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, ;p. 448.)

Aux élections générales de 1889 il fut battu par Alfred Naquet et certaines tentatives ultérieures n'eurent pas plus de succès.

Il reprit son service à l'hôpital de Bicêtre, qu'il conserva jusqu'en 1905 où il fut atteint par la limite d'âge. Mais le préfet de la Seine lui conserva la direction médicale de la fondation Vallée.

On lui doit la direction et la publication de plusieurs œuvres médicales d'un grand intérêt : L'année médicale, fondée en 1879 ; Les Archives de neurologie fondées en 1880; Etudes cliniques et thermométriques sur les maladies du système nerveux ; Science et miracle (sur une stigmatisée) , et d'autres ouvrages sur La Possession (Il dirigeait la bibliothèque diabolique) ; il collabora également au Traité de Médecine de Brouardel.

Il mourut à Paris le 30 mai 1909 à 69 ans.