Edouard, Victor, Stanislas Bresson

1826 - 1911

Informations générales
  • Né le 27 juin 1826 à Darney (Vosges - France)
  • Décédé le 12 mars 1911 à Monthureux-sur-saône (Vosges - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Vosges
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Vosges
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Vosges
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Vosges

Biographies

Fils de Charles Joseph Bresson qui fut pair de France, député de 1876 à 1889, né à Darney (Vosges), le 27 juin 1826, il était sans antécédents politiques, et n'était connu que comme riche manufacturier, maire de Monthureux depuis de longues années, et révoqué après le 24 mai 1873, lorsque, aux élections du 20 février 1876, il devint, par 8,611 voix (15,765 votants, 18,990 inscrits) député de l'arrondissement de Mirecourt. Cette élection empruntait une réelle importance. à la personnalité et à la qualité de son concurrent, M. Buffet, alors ministre de l'Intérieur.

M. Bresson siégea au centre gauche, avec la majorité républicaine, fut des 363, et, malgré la très vive opposition de l'administration, obtint sa réélection, le 14 octobre 1877, par 9,719 voix (15,139 votants, 18,959 inscrits), contre M. Simonin, 5,286. Il soutint le ministère Dufaure, s'associa au vote de l'ordre du jour de confiance que lui accorda la Chambre le 20 janvier 1879, vota pour l'élection de M. Jules Grévy comme président de la République, et pour le retour du Parlement à Paris, contre l'amnistie plénière, pour l'article 7, pour l'ensemble de la loi sur la presse, etc.

Le 21 août 1881, M. Bresson fut réélu par 9,982 voix (11,643 votants, 18, 714 inscrits). Il donna constamment son suffrage à la politique opportuniste et au ministère Ferry, vota les crédits du Tonkin, la loi sur les récidivistes, le maintien de l'ambassade auprès du pape, et se prononça contre l'élection des sénateurs par le suffrage universel.

Porté sur la liste opportuniste dans les Vosges, le 4 octobre 1885, il fut réélu député de ce département, le 4e sur 6, par 45,370 voix (87,635 votants 108,409 inscrits). M. Bresson s'inscrivit au groupe de l'Union des gauches, soutint les ministères Rouvier et Tirard, et opina, comme précédemment, avec la fraction la plus modérée de la majorité républicaine; dans la dernière session, il était absent par congé lors du scrutin sur le rétablissement du scrutin uninominal (11 février 1889); il a voté:

- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution (14 février),
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes (14 mars),
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse (2 avril),
- pour les poursuites contre le général Boulanger (4 avril).

Né le 27 juin 1826 à Darney (Vosges), mort le 12 mars 1911 à Monthureux-sur-Saône (Vosges).

Député des Vosges de 1876 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 480.)

Il ne se représenta pas aux élections générales de 1889 et son siège revînt à M Mougin, conseiller général. Il reprit la direction de ses manufactures et mourut à Monthureux le 12 mars 1911 à 85 ans.


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