Barthélemy Forest

1813 - 1895

Informations générales
  • Né le 20 novembre 1813 à Cluny (Saône-et-Loire - France)
  • Décédé le 17 février 1895 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 9 septembre 1883 au 14 octobre 1885
Département
Seine
Groupe
Extreme-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Député de 1883 à 1889, né à Cluny (Saône-et-Loire) le 20 novembre 1813, il étudia le droit et se fit inscrire en 1840 au barreau de Paris, où il conquit un rang honorable.

Il fut, dans plusieurs causes, le défenseur des idées libérales et démocratiques, et plaida, notamment en 1872, pour M. Bordone, accusé de diffamation pour la publication de son ouvrage sur Garibaldi et l'armée des Vosges, et, en 1874, pour Raspail, en raison de certains passages de son Annuaire de la santé, où le gouvernement avait relevé le délit d'apologie de faits qualifiés crimes. De 1874 à 1883, M. Forest représenta, au conseil municipal de Paris, le quartier du Palais-Royal.

Lors de l'élection partielle du 9 septembre 1883, dans le 1er arrondissement de Paris, en remplacement de M. Tirard, nommé sénateur, il se présenta, comme candidat radical, obtint au premier tour de scrutin 3,269 voix, et fut élu député, au scrutin de ballottage, par 5,305 voix (8,384 votants, 14,889 inscrits), contre 2,764 voix à M. Despatys, conservateur. Il siégea à l'extrême gauche, et vota le plus souvent avec ce groupe politique, notamment contre les crédits de l'expédition du Tonkin.

Porté, aux élections générales du 4 octobre 1885, sur plusieurs listes républicaines dans le département de la Seine, M. Forest fut élu au second tour (18 octobre), le 11e sur 34, par 287,092 voix (416,886 votants, 564,338 inscrits). Il vota avec les radicaux : pour la révision de la Constitution, contre les ministères Freycinet, Rouvier et Tirard, et soutint le cabinet Floquet. En dernier lieu, il s'abstint sur le l'établissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889), et se prononça

- contre l'ajournement indéfini de la révision de la constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Né le 20 novembre 1813 à Cluny (Saône-et-Loire), mort le 17 février 1895 à Paris.

Député de Paris de 1883 à 1889.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires. t. III, p. 27.)

Il ne se représenta pas aux élections législatives du 22 septembre 1889 et mourut en son domicile de la rue du Louvre à Paris le 17 février 1895. Il était âgé de 82 ans.