Camille Jouffrault

1845 - 1905

Informations générales
  • Né le 22 mars 1845 à Argenton-château (Deux-Sèvres - France)
  • Décédé le 26 novembre 1905 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 2 février 1879 au 14 octobre 1881
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Gauche radicale

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 16 août 1891 au 27 janvier 1900
Sénateur
du 28 janvier 1900 au 26 novembre 1905

Biographies

Député de 1879 à 1881 et de 1885 à 1889, né à Argenton-Château (Deux-Sèvres) le 22 mars 1845, il fit ses études classiques à Parthenay et à Poitiers, son droit à Paris, et fut reçu avocat.

Rédacteur du Journal des percepteurs, puis directeur-propriétaire de cette publication (avril 1870), M. Jouffrault fit la guerre de 1870-71 dans les mobiles des Deux-Sèvres, fut fait prisonnier à Beaune-la-Rolande, et interné à Leipsig.

Elu (1872), en remplacement de son père, conseiller général d'Argenton-Château (1874), puis conseiller municipal, et maire de cette ville, il fut révoqué de ces fonctions par le cabinet du 16 mai (1877).

Après la dissolution de la Chambre par ce cabinet, M. Jouffrault se présenta aux élections législatives du 14 octobre, comme candidat républicain, dans l'arrondissement de Bressuire, où il échoua avec 8,956 voix contre 9,802 au candidat conservateur élu, M. le marquis de la Rochejaquelein.

Mais la Chambre nouvelle annula cette élection, et les électeurs de Bressuire, convoqués à nouveau, le 2 février 1879, donnèrent cette fois la majorité à M. Jouffrault par 9,047 voix sur 18,017 votants et 22,196 inscrits, contre 8,823 voix à M. de la Rochejaquelein. M. Jouffrault siégea à l'extrême gauche de l'Union républicaine, et vota avec la majorité,

- pour la politique coloniale,
- pour l'art. 7 de la loi sur l'enseignement,
- contre les congrégations autorisées,
- pour le retour du parlement à Paris,
- pour l'amnistie plénière, etc.

Aux élections du 21 août 1881, il échoua avec 8,290 voix contre 9,858 à M. de la Rochejaquelein élu. M. Jouffrault se maria civilement (17 mars 1884).

Au renouvellement législatif du 4 octobre 1885, il fut porté sur la liste de concentration républicaine des Deux-Sèvres, et fut élu, au second tour (18 octobre), le 5e et dernier, par 44,542 voix sur 88,018 votants et 104,546 inscrits. Il reprit sa place à la gauche radicale, ne monta pas à la tribune, et continua de voter avec son groupe, notamment pour l'expulsion des princes ; en dernier lieu, il était absent par congé lors du scrutin sur le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889); il s'est prononcé ensuite

- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

Né le 22 mars 1845 à Argenton-Château (Deux-Sèvres), mort le 26 novembre 1905 à Paris (6e).

Député des Deux-Sèvres de 1879 à 1881 et de 1885 à 1889.

Sénateur des Deux-Sèvres de 1891 à 1905.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 431.)

Aux élections du 22 septembre 1889, Camille Jouffrault ne se représente pas à la députation et laisse élire son vieil adversaire La Rochejaquelein. Mais il se présente à l'élection sénatoriale partielle du 16 août 1891, en remplacement de Léo Aymé, décédé, et il est élu par 440 voix contre 334 au général Secrétain, candidat indépendant. Il s'inscrit au groupe de la gauche démocratique.

Il est réélu le 28 janvier 1900 par 475 voix.

Au Sénat, où il est membre de la commission des chemins de fer, il intervient exclusivement pour déposer des rapports sur la création de lignes ferroviaires, tant à voie normale qu'à voie étroite.

Il meurt à Paris, à son domicile: 6, rue Garancière, à côté du Sénat, le 26 novembre 1905, à l'âge de 60 ans. Son fils, le docteur André Jouffrault, deviendra parlementaire à son tour, étant élu député des Deux-Sèvres en 1924.


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