Jean, Anne, Antoine Lafont

1835 - 1908

Informations générales
  • Né le 2 avril 1835 à Toulouse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 7 juin 1908 à Taverny (Val-d'Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 18 décembre 1881 au 14 octobre 1885
Département
Seine
Groupe
Extreme-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine

Biographies

Député de 1881 à 1889, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 2 avril 1835, il se fixa de bonne heure à Paris, et entra à la rédaction du Temps, où il fut chargé de la partie commerciale.

Les opinions républicaines qu'il avait manifestées sous l'Empire et la part qu'il prit à l'organisation de la garde nationale de Paris, dont il ne put faire partie étant boiteux, le firent nommer, après le 4 septembre 1870, adjoint au maire du 18e arrondissement, M. Clemenceau. Intimement lié avec celui-ci, il partagea avec lui, lors de l'insurrection du 18 mars, les dangers d'une situation équivoque, fut accusé de n'avoir pas empêché l'assassinat des généraux Clément Thomas et Leconte, faillit être arrêté par le gouvernement de Versailles, et le fut effectivement par la Commune.

Elu, en 1871, conseiller municipal de Paris pour le quartier de la Goutte-d'Or, il fut réélu en 1874, dans celui des Grandes Carrières ; puis en 1878 et en 1881. M. Lafont vota avec les radicaux du conseil. Ce fut à cette époque qu'il entra dans la carrière parlementaire.

L'option de M. Clemenceau pour la 2e circonscription du 18e arrondissement ayant rendu vacante la 1re, M. Lafont s'y porta candidat à sa place et sous son patronage, et fut élu, le 18 décembre 1881, par 6,862 voix (11,329 votants, 20,191 inscrits), contre 2,744 à M. Joffrin, du parti ouvrier possibiliste, 1,028 à M. G. Berry, monarchiste, et 145 à M. Henry. Il s'inscrivit au groupe de l'extrême gauche, et opina constamment avec la fraction de ce groupe qui suivait les inspirations de M. Clemenceau. Il contribua par son vote à la chute des ministères Gambetta et Ferry, et se prononça pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat et contre les crédits de l'expédition du Tonkin.

Inscrit, aux élections d'octobre 1885, sur plusieurs listes radicales du département de la Seine, M. Lafont réunit, au premier tour de scrutin, 141,457 voix, fut classé le 21e sur la liste définitive des candidats, et fut élu, au scrutin de ballottage, par 285,254 voix (416,886 votants, 564,338 inscrits). Il reprit sa place dans le groupe avancé de la majorité républicaine, parut rarement à la tribune, se montra, pendant la législature, l'adversaire des cabinets Rouvier et Tirard, vota l'expulsion des princes, soutint le ministère Floquet, et se prononça, en dernier lieu,

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Né le 2 avril 1835 à Toulouse (Haute-Garonne), date et lieu de décès non connus.

Député de la Seine de 1881 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 524.)

Au renouvellement du 22 septembre 1889, Jean Lafont se présenta dans la 1re circonscription du XVIIIe arrondissement contre le boulangiste Laisant qui l'emporta par 3.600 voix sur 6.895 votants contre 3.214.

Il abandonna dès lors la scène politique.