Edouard Lorois

1819 - 1885

Informations générales
  • Né le 9 juin 1819 à Laeken (Belgique)
  • Décédé le 18 décembre 1885 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Morbihan
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Morbihan
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Morbihan
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 18 décembre 1885
Département
Morbihan
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1876 à 1885, né à Laëken (Belgique) le 8 juin 1819, mort à Paris le 18 décembre 1885, il était fils de M. Edouard-Louis Lorois (1792-1863) qui fut sous-préfet de Châteaubriant aux Cent-jours, banni par les Bourbons, avocat à Bruxelles où il épousa la fille de M. Ramel, ancien ministre des finances, préfet du Morbihan sous Louis-Philippe, et conseiller d'Etat en service extraordinaire.

M. Edouard Lorois entra dans l'administration sous Louis-Philippe (1842) comme conseiller de préfecture puis comme secrétaire général des Côtes-du-Nord.

Sous-préfet de Savenay de 1845 à 1848, il rentra dans la vie privée à la révolution de février, se retira dans ses propriétés de Muzillac, fut élu, le 8 octobre 1871, conseiller général du Morbihan pour le canton de Muzillac, fut secrétaire et vice-président de ce conseil, et fut porté, aux élections du 20 février 1876, comme candidat conservateur, dans la 2e circonscription de Vannes. Dans sa profession de foi il promettait, « sans aliéner son indépendance, un concours énergique au gouvernement du Maréchal dans l'essai loyal de la Constitution, et dans la défense des grands principes conservateurs. » Il fut élu, au second tour de scrutin (5 mars), par 8,264 voix sur 14,424 votants et 18,177 inscrits), contre 6,104 voix à M. de Pioger, ancien représentant légitimiste. Il prit place à droite, et soutint le ministère de Broglie-Fourtou contre les 363.

Réélu, après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, par 11,907 voix sur 14,813 votants et 18,439 inscrits, contre 2,060 voix à M. Simon, républicain, et 788 à M. de Camar, bonapartiste, il appuya le cabinet du 16 mai, et vota contre les ministères républicains qui le remplacèrent.

Les électeurs de Vannes lui renouvelèrent son mandat, le 22 août 1881, par 9,847 voix sur 12,523 votants et 19,041 inscrits, contre 2,456 voix à M. Juhel ; dans cette législature, il combattit la politique scolaire, coloniale, religieuse et financière des opportunistes au pouvoir.

Porté, aux élections du 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice du Morbihan, il passa, le 7e sur 8, avec 60,112 voix sur 95,198 votants et 130,336 inscrits; il mourut à l'ouverture de la session, et fut remplacé par son frère.