Amédée, Pierre, Ignace Martinon de Saint-Férreol

1810 - 1904

Informations générales
  • Né le 29 juillet 1810 à Brioude (Haute-Loire - France)
  • Décédé le 7 mars 1904 à Brioude (Haute-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Haute-Loire
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Haute-Loire
Groupe
Union républicaine

Biographies

Représentant en 1849, député de 1885 à 1889, né à Brioude (Haute-Loire) le 29 juillet 1810, d'une ancienne famille du Puy, il s'occupa de bonne heure de politique républicaine, et devint un des chefs du parti démocratique dans la Haute-Loire, où il possédait des propriétés.

Après avoir fait une ardente opposition au gouvernement de Louis-Philippe, M. de Saint-Ferréol applaudit à la révolution de février et se présenta, en remplacement de M. Charbonnel décédé, à l'élection partielle du 17 septembre 1848 dans la Haute-Loire : il n'obtint que 6 103 voix contre 10 232 au général Rullière, conservateur, élu, et 4 324 à M. Calemard de La Fayette.

Il fut plus heureux aux élections pour l'Assemblée législative, le 13 mai 1849; porté sur la liste radicale socialiste de la Haute-Loire, il devint, le 2e sur 6, par 23 882 voix (43 874 votants, 77 111 inscrits) représentant de ce département. Inscrit au groupe de la Montagne, il vota :

- contre l'expédition de Rome,
- contre la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement,
- contre la loi sur le suffrage universel.

Il combattit la politique de l'Elysée, prit part aux résistances contre le coup d'Etat du décembre 1851, la proclamation de Victor Hugo, et fut l'objet de poursuites auxquelles il réussit à échapper.

Réfugié a Bruxelles, il y résida jusqu'à la chute de l'Empire.

Rentré en France après le 4 septembre, il fut nommé aussitôt maire de Brioude, puis (8 octobre 1871) conseiller général de Brioude, et (8 février) se présenta comme candidat républicain radical à l'Assemblée nationale; il ne réunit que 13 203 voix sur 48,379 votants et 84 079 inscrits. Le 13 août 1871 il donna sa démission de maire par suite de conflit avec le préfet.

Il rentra dans la vie politique le 4 octobre 1885 : inscrit sur la liste républicaine de la Haute-Loire, il fut élu député, le 3e sur 5, par 35,443 voix (70 769 votants 86 393 inscrits) et prit place à l'extrême gauche, avec laquelle il se prononça contre les cabinets Rouvier et Tirard, pour le ministère Floquet, et, dans la dernière session :

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse ;

il s'abstint sur les poursuites contre le général Boulanger.

On a de lui divers écrits :

- Les Proscrits français en Belgique (Bruxelles 1870),
- Mes Mémoires (1870).


Né le 29 juillet 1810 à Brioude (Haute-Loire), mort le 7 mars 1904 à Brioude.

Représentant de la Haute-Loire en 1849. Député de la Haute-Loire de 1885 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 237.)

Au renouvellement de 1889, Amédée de Saint-Ferréol est âgé de 79 ans et ne se représente pas.

Il quitte désormais la vie publique pour s'installer dans la retraite et meurt à Brioude dans sa quatre-vingt-seizième année le 7 mars 1904.


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