Jules, Théodore Thiessé

1833 - 1912

Informations générales
  • Né le 6 décembre 1833 à Niort (Deux-Sèvres - France)
  • Décédé le 9 janvier 1912 à Forges-les-eaux (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Union républicaine

Biographies

Député de 1876 à 1889, né a Niort (Deux-Sèvres) le 6 décembre 1833, petit-fils de Nicolas François Thiessé qui avait siégé au Conseil des Cinq-Cents, et fils d'un homme de lettres qui fut préfet sous Louis-Philippe, il fit ses études à Paris et, reçu licencié en droit, s'établit comme négociant dans la département de la Seine-Inférieure, où il devint juge au tribunal de commerce de Gournay.

Secrétaire (1860-1866) du baron Leroy, préfet de la Seine-Inférieure, il se fit élire, en 1868, conseiller général de la Seine-Inférieure pour le canton de Forges-les-Eaux. Il commanda en 1871 un bataillon de gardes mobiles et participa à la répression de l'insurrection communaliste.

M. J. Thiessé se présenta pour la première fois à la députation, dans l'arrondissement de Neufchâtel, le 20 février 1876 : élu par 10,391 voix (17,326 votants, 21,688 inscrits), contre 6,859 à M. des Roys, il siégea au centre gauche, fut des 363, et obtint à ce titre sa réélection, le 14 octobre 1877, par 10,126 voix (18,195 votants, 21,882 inscrits) contre 8,019 à M. Ernouf-Bignon.

Il soutint le cabinet Dufaure, vota:

- pour l'article 7,
- pour le retour du parlement à Paris,
- contre l'amnistie plénière,
- pour l'invalidation de l'élection de Blanqui,

et obtint encore sa réélection, comme député de Neufchâtel, le 21 août 1881, par 11,325 voix (13,077 votants, 21,469 inscrits).

Il soutint les cabinets Gambetta et J. Ferry, se prononça contre la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pour les crédits du Tonkin, et appartint à diverses commissions, et notamment à la commission des ports maritimes, au nom de laquelle il présenta plusieurs rapports.

Au cours de la législature, il tenta (8 janvier 1882) de se faire élire sénateur de la Seine-Inférieure, et échoua avec 345 voix sur 869 votants.

Inscrit, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine de la Seine-Inférieure, M. J. Thiessé fut élu, le 9e sur 12, par 79,418 voix (149,546 votants, 195,467 inscrits). Il reprit d'abord sa place dans la majorité républicaine, adhéra, à la fin de la législature, au mouvement boulangiste, et se prononça dans la dernière session,

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre les poursuites contre trois députés membre de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger;

il s'était abstenu sur l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution.


Né le 6 décembre 1833 à Niort (Deux-Sèvres), mort le 9 janvier 1912 à Forges-les-Eaux (Seine-Inférieure).

Député de la Seine-Inférieure de 1876 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 409.)

Thiessé, qui avait adhéré au boulangisme et était membre du comité national pour les élections de 1889 ne se représenta pas dans l'arrondissement de Neufchâtel, mais posa sa candidature dans la 2e circonscription du IVe arrondissement de Paris. Ce fut, comme pour beaucoup de partisans du « brave général », un échec. Avec 1.940 voix sur 7.108 votants au premier tour et 2.774 sur 6.542 votants au second, il dut s'incliner devant le docteur Chassaing, élu avec 3.562 voix. Il s'abstint aux élections de 1893, mais refit acte de candidature en 1898 de nouveau dans la circonscription de Neufchâtel. Ce fut un échec sévère : il n'obtint en effet que 759 voix sur 17.361 votants.

Il abandonna la lutte désormais et continua de s'occuper de Forges-les-Eaux, où il siégea au conseil municipal jusqu'en 1908.

Il devait mourir à Forges le 9 janvier 1912 à l'âge de 78 ans. Il était Officier d'académie et Grand Officier du Cambodge et de Bolivar.


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