Alphonse, Xavier Noirot

1833 - 1889

Informations générales
  • Né le 2 février 1833 à Vesoul (Haute-Saône - France)
  • Décédé le 24 septembre 1889 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Haute-Saône
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Haute-Saône
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Haute-Saône
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 18 octobre 1885 au 17 décembre 1887
Département
Haute-Saône
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1876 à 1889, né à Vesoul (Haute-Saône) le 2 février 1833, mort à Paris le 24 septembre 1889, fils de Jean-Baptiste Noirot (1795-1863), représentant du peuple en 1848, Alphonse Xavier Noirot étudia le droit et s'établit avocat à Vesoul.

Maire républicain de cette ville pendant l'occupation prussienne (1870-71), il montra une fermeté qui lui valut, aux élections du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, 12 637 voix dans la Haute-Saône sur 34 563 votants. Il fonda, cette même année, l'Avenir de la Haute-Saône, journal républicain.

De nouveau candidat des républicains à la Chambre des députés dans l'arrondissement de Vesoul aux élections du 20 février 1876, il l'emporta au scrutin de ballottage (5 mars), avec 12 229 suffrages (24 134 votants, 28 650 inscrits), sur son concurrent monarchiste, M. de Courcelles (11 666 voix). Deux autres conservateurs, MM. d'Andelarre et de Saint-Mauris, s'étaient retirés de la lutte après le premier tour de scrutin. M. Noirot siégea sur les bancs de la gauche républicaine et fut des 363.

Réélu à ce titre, le 14 octobre 1877, par 12 983 voix (24 444 votants, 29 159 inscrits), contre 11 302 à M. Gevrey, candidat officiel du gouvernement du Seize-Mai, il suivit la même ligne politique que précédemment, et parla sur le budget de la Légion d'honneur, sur le projet de loi relatif au conseil d'Etat, dans la discussion du projet de loi sur la réforme judiciaire.

Réélu de nouveau, le 21 août 1881, député de Vesoul, par 14 235 voix (23 553 votants, 28 908 inscrits), contre 8 970 à M. Suchaux, il reprit sa place dans la majorité, soutint la politique opportuniste, intervint dans la discussion du budget des cultes, et fut nommé, le 27 février 1883, sous-secrétaire d'Etat au ministère de la Justice, spécialement chargé du service des cultes. Comme tel, il eut à soutenir à la tribune parlementaire le maintien du budget des cultes (1883). Il s'associa aux divers actes du cabinet Ferry, et donna sa démission de sous-secrétaire d'Etat à la chute du cabinet, le 31 mars 1885.

Porté sur la liste opportuniste de la Haute-Saône en octobre suivant, il fut élu, au second tour de scrutin (le 18 octobre), le 5e et dernier, par 37 245 voix (73 595 votants, 87 095 inscrits). M. Noirot soutint les cabinets Rouvier et Tirard, vota l'expulsion des princes, fut nommé conseiller à la Cour des comptes, et fut remplacé à la Chambre, le 29 janvier 1888, par M. Mercier.

Secrétaire perpétuel de la Société d'agriculture, sciences et arts de la Haute-Saône.