Charles, François, Hervé Mangon

1821 - 1888

Informations générales
  • Né le 31 juillet 1821 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 15 mai 1888 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Manche
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1881 à 1885, ministre, né à Paris le 31 juillet 1821, mort à Paris le 15 mai 1888, il entra à l'Ecole polytechnique en 1840, en sortit ingénieur des ponts et chaussées en 1842, et passa ingénieur en chef en 1865.

Appelé, peu après, aux fonctions de professeur de génie rural, de travaux agricoles au Conservatoire des arts et métiers, et d'hydraulique agricole à l'Ecole des ponts et chaussées, il entra à l'Institut (Académie des sciences) le 2 janvier 1872, et se présenta comme candidat républicain, le 14 octobre 1877, aux élections législatives dans l'arrondissement de Valognes, où il échoua avec 5,349 voix, contre 11,354 à M. Le Marois, candidat officiel, élu.

M. Hervé Mangon fut nommé, par décret du 17 février 1880, directeur du Conservatoire des arts et métiers en remplacement du général Morin. S'étant représenté à la députation, le 21 août 1881, dans la même circonscription, il y obtint 8,482 voix (14,862 votants, 20,918 inscrits), contre 6,264 à M. du Mesnildot, et fut élu. Il donna alors sa démission de directeur du Conservatoire et vint siéger dans l'Union républicaine, avec laquelle il vota : pour les cabinets Gambetta et J. Ferry, pour les crédits du Tonkin, etc.

Après la chute du cabinet Ferry (31 mars 1885), il accepta, le 6 avril, le portefeuille de l'Agriculture dans le cabinet H. Brisson. Il ne garda ces fonctions que jusqu'au 10 novembre de la même année. N'ayant pas été réélu député, le 4 octobre précédent (il n'avait obtenu sur la liste opportuniste de la Manche que 50,130 voix, contre 57,001 au dernier élu des conservateurs, M. du Mesnildot), il quitta la vie politique.

Commandeur de la Légion d'honneur du 20 octobre 1878. On a de lui: Instruction sur le drainage et les irrigations (1869); Mécanique agricole (1875); il a collaboré, comme directeur, aux Annales des Ponts et Chaussées.

Date de mise à jour: février 2018