Philippe la Beaume de Bourgoing

1827 - 1882

Informations générales
  • Né le 22 octobre 1827 à Nevers (Nièvre - France)
  • Décédé le 20 avril 1882 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 19 septembre 1868 au 27 avril 1869
Département
Nièvre
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Nièvre
Groupe
Centre droit
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 24 mai 1874 au 13 juillet 1875
Département
Nièvre
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Nièvre
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 13 novembre 1878
Département
Nièvre
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 4 septembre 1881 au 20 avril 1882
Département
Nièvre
Groupe
Appel au peuple

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Neveu de Paul Charles Amable, baron de Bourgoing (1791-1864), pair de France et sénateur du Second Empire, Philippe La Beaume, baron de Bourgoing, député au Corps législatif de 1868 à 1870, représentant de 1874 à 1875, et député de 1876 à 1878 et de 1881 à 1882, né à Nevers (Nièvre), le 22 octobre 1827, mort à Paris, le 20 avril 1882, avait été écuyer de Napoléon III et premier inspecteur général des haras, quand il fut, le 19 septembre 1868, élu député au Corps législatif par la 2e circonscription de la Nièvre avec 15 706 voix (21 486 votants, 32 777 inscrits) contre 3 865 à M. Cyprien Girerd, candidat de l'opposition. M. Ferdinand Gambon, candidat inassermenté, obtint, malgré son refus de serment, 1 872 voix qui, dans le Journal officiel, furent mentionnées sous cette rubrique : « voix annulées. »

M. Ph. de Bourgoing siégea sur les bancs de la majorité, fut réélu le 24 mai 1869, par 19 822 voix sur 26 399 votants et 33 031 inscrits, contre 6 439 à M. Malardier, ancien représentant, et vota la déclaration de guerre à la Prusse. Il prit part à cette campagne comme lieutenant-colonel d'un bataillon de mobiles de la Nièvre, et fut nommé à cette occasion commandeur de la Légion d'honneur.

Une élection partielle devant avoir lieu dans la Nièvre le 24 mai 1874, M. Ph. de Bourgoing adressa aux électeurs une profession de foi où il s'exprimait en ces termes : « Mes convictions n'ont pas varié, je suis fidèle à l'Empire. Soumis aux lois de mon pays, je respecte les pouvoirs du maréchal de Mac-Mahon. Mais quand l'heure sera venue de choisir un gouvernement définitif, je demanderai qu'on en laisse le soin au pays, librement et directement consulté. Je crois en effet, avec le prince impérial, que l'appel au peuple, c'est le salut et c'est le droit. » Il fut élu par 37 568 voix (74 512 votants, 93 628 inscrits), contre M. Gudin du Pavillon, républicain modéré, qui obtint 32 109 voix. Il partit alors pour Chislehurst, afin de présenter son hommage à l'ex-impératrice et à son fils.

Mais l'élection de M. Philippe de Bourgoing fut vivement contestée et souleva à l'Assemblée de nombreuses réclamations. Une pièce dont M. C. Girerd, député, donna lecture à la tribune à propos du fameux comité central de l'appel au peuple, tendait à prouver qu'on avait cherché à gagner des voix au candidat par des manoeuvres illicites. Le rapport sur l'élection de la Nièvre, présenté le 23 décembre 1874 par M. de Choiseul, insista sur la nécessité de faire pleine et entière lumière au moyen d'une enquête parlementaire. Cette demande d'enquête fut appuyée par M. Ricard, et votée par l'assemblée. Une commission fut nommée qui, sous la résidence de M. Albert Grévy, eut à examiner la part qu'avait prise le comité de l'appel au peuple à l'élection Bourgoing, et à juger le système de propagande suivi par les agents bonapartistes, non seulement dans la Nièvre, mais encore dans la plupart des départements. Les dépositions d'un très grand nombre de témoins, et particulièrement de M. Léon Renault, furent consignées dans un long rapport (25 février 1875) de M. Savary, au nom de la commission d'enquête parlementaire. Le garde des sceaux, M. Tailhand, ayant cru devoir refuser à la commission de lui communiquer certaines pièces, l'Assemblée l'invita formellement à faire droit à sa réclamation. Peu de jours après, M. Tailhand se retira et fut remplacé par M. Dufaure, qui fournit les documents demandés. Un rapport final de M. Savary (13 juillet) demanda et obtint l'annulation de l'élection de la Nièvre. Mais la législature touchait à sa fin.

Réélu, le 20 février 1876, député de l'arrondissement de Cosne, par 9 047 voix (17 766 votants, 22 025 inscrits), contre 8 583 à M. Massé, ancien sous-préfet de la Défense nationale, et sur une déclaration ainsi conçue : « Respect du présent, réserve de l'avenir ». M. de Bourgoing siégea, comme précédemment dans le groupe de l'appel au peuple, vota avec lui pour le gouvernement du Seize Mai, et obtint sa réélection le 14 octobre 1877, par 9 725 voix (18 608 votants, 23 398 inscrits) contre 8 812 à M. Fleury, républicain modéré.

Son élection fut encore soumise à une enquête parlementaire (mai 1878), et la vérification en fut ajournée. Définitivement invalidé le 13 novembre, il ne se représenta pas, au scrutin du 2 février 1879, et obtint cependant 1 170 voix contre 10 957 accordées à l'élu républicain opportuniste, M. Fleury.

Il se représenta une dernière fois aux élections de 1881 et fut élu, au deuxième tour, avec 6,842 voix contre 5,524 à M. Gambon et 4,671 à M. Fleury (17,184 votants, 23,046 inscrits); il devait décéder en cours de mandat.

Date de mise à jour: octobre 2016