Emile Guyot

1830 - 1906

Informations générales
  • Né le 13 mars 1830 à Saint-dizier (Haute-Marne - France)
  • Décédé le 14 août 1906 à Meudon-bellevue (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 12 mai 1873 au 7 mars 1876
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 28 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 12 janvier 1882
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 8 janvier 1882 au 3 janvier 1891
Sénateur
du 4 janvier 1891 au 27 janvier 1900
Sénateur
du 28 janvier 1900 au 14 août 1906

Biographies

Représentant de 1873 à 1875, député de 1876 à 1882, et membre du Sénat, né à Saint-Dizier (Haute-Marne) le 13 mars 1830, il étudia la médecine, puis l'exerça à Saint-Georges-de-Reneims (Rhône).

D'opinions républicaines, il fit une vive opposition à l'Empire, et devint conseiller d'arrondissement pour Villefranche. M. de Laprade, représentant du Rhône, ayant donné sa démission, il fut désigné par le « comité central » qui siégeait rue Grôlée, à Lyon, comme candidat républicain à l'Assemblée nationale, et fut élu, le 13 mai 1873, représentant du Rhône par 89,896 voix (133,506 votants, 186,455 inscrits), conjointement avec M. Ranc, et sur le même programme radical. Il prit place à l'extrême-gauche dans le groupe de l'Union républicaine, parla sur les questions d'impôts, et vota:

- contre la chute de Thiers au 24 mai,
- contre le ministère de Broglie,
- contre le septennat,
- contre la loi des maires,
- pour les propositions Périer et Malleville,
- pour la Constitution du 25 février 1875.

Rallié, à la suite de Gambetta, à la politique « des résultats », il sollicita, le 20 février 1876, les suffrages des électeurs de la 1re circonscription de Villefranche, et prononça au cours de la période électorale les paroles suivantes : « Cherchons le possible, et non l'impossible, amenons à nous les flottants, les indécis, qui ne demandent qu'une chose, la paix, l'ordre, le travail ; pas de déclamations inutiles, elles sont stériles. »

Elu député par 12,528 voix (18,027 votants, 23,592 inscrits), contre 5,576 voix à M. Humblot, conservateur « constitutionnel », il revint siéger à l'extrême-gauche, mais avec une tendance de plus en plus marquée à soutenir le système opportuniste. Il se prononça toutefois pour l'amnistie plénière. Après avoir voté pour la suppression des jurys mixtes, pour l'ordre du jour contre « les menées cléricales », etc., il s'associa, le 18 mai 1877, à la protestation des gauches contre l'acte du maréchal de Mac-Mahon, et fut des 363.

Après la dissolution de la Chambre, le docteur Guyot se porta de nouveau candidat à Villefranche, le 14 octobre 1877, et obtint sa réélection par 13,729 voix (18,979 votants, 24,007 inscrits), contre 5,078 voix à M. Abel Sauzey, candidat officiel, bonapartiste. A la nouvelle Chambre, il se prononça pour l'enquête parlementaire sur les agissements électoraux du cabinet de Broglie-Fourtou, contre le cabinet Rochebouët, soutint le ministère parlementaire de Dufaure, vota pour les lois Ferry sur l'enseignement, pour l'invalidation de l'élection Blanqui, pour l'amnistie, pour les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, etc., et fut encore réélu député, le 21 août 1881, avec 12,356 voix (13,523 votants, 24,347 inscrits), contre 178 voix à M. de Mortemart.

Le 8 janvier 1882, M. E. Guyot entra au Sénat, élu dans le Rhône par 231 voix (323 votants). Il fit partie de la majorité de la Chambre haute, prit plusieurs fois la parole sur les finances, combattit (mars 1887) la loi de surtaxe sur les céréales, et se prononça:

- pour la modification du serment judiciaire,
- pour la réforme du personnel de la magistrature,
- pour le divorce,
- pour les crédits de l'expédition du Tonkin,
- pour l'expulsion des princes,
- pour la nouvelle loi militaire ;

il fut élu questeur du Sénat le 10 janvier 1889, et vota en dernier lieu : pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger.

Né le 13 mars 1830 à Saint-Dizier (Haute-Marne), mort le 14 août 1906 à Meudon-Bellevue (Seine-et-Oise).

Représentant à l'Assemblée Nationale de 1873 à 1876.

Député du Rhône de 1876 à 1881.

Sénateur du Rhône de 1882 à 1906.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 299.)

Réélu sénateur du Rhône en 1891, au premier tour, par 403 voix sur 750 votants, Emile Guyot continua à manifester une grande activité politique et législative. En 1893, il intervient comme rapporteur pour avis de la commission des finances sur le projet de loi créant l'assistance médicale gratuite. En 1897, il est président de la commission relative à la proposition de loi sur les caisses de retraites et de secours des ouvriers de l'industrie.

Il fut à nouveau réélu, au premier tour, le 28 janvier 1900 par 400 voix sur 737 votants. En 1903, il présentait une proposition de loi créant un service public de solidarité sociale sous forme d’assistance obligatoire aux vieillards, infirmes et incurables. Spécialiste des questions sociales, il fut de nombreuses années élu membre de la commission supérieure de la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse.

Il décéda en cours de mandat, le 14 août 1906, à Meudon-Bellevue.

Emile Guyot appartenait au groupe de l'union républicaine.


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