François Bel

1805 - 1891

Informations générales
  • Né le 25 novembre 1805 à Rumilly (Haute-Savoie - France)
  • Décédé le 14 janvier 1891 à Sainte-hélène-du-lac (Savoie - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Savoie
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Savoie
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Savoie
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1876 à 1885, né à Rumilly (Haute-Savoie), le 25 novembre 1805, il fut avocat, puis juge à Chambéry, sous le gouvernement sarde.

Membre, pour le canton de Montmélian, du conseil général de la Savoie, qu'il présida, il fut élu, le 20 février 1876, député de la 2e circonscription de Chambéry, avec 7 204 voix sur 14 271 votants et 17 155 inscrits, contre M. de la Chambre, conservateur monarchiste, 6 984 voix. M. Bel avait, dans sa profession de foi, qualifié les bonapartistes : « Un parti qui s'est emparé de la France en 1851, par un guet-apens, et n'a pu se maintenir au pouvoir que par des guerres incessantes et un arbitraire inouï. » Les adversaires de M. Bel lui reprochèrent alors d'avoir accepté de ce parti au pouvoir des fonctions municipales et la décoration de la Légion d'honneur. Il fit partie du groupe de la gauche républicaine et vota :

- le 3 juin 1876, pour le projet de loi sur la collation des grades ;
- le 12 juillet, pour le projet de loi relatif à l'élection des maires ;
- le 4 mai 1877, pour l'ordre du jour contre les menées ultramontaines.

Il fut des 363 députés qui protestèrent contre l'acte du 16 mai ; cette protestation lui valut sa réélection, le 14 octobre 1877, par 8 511 voix (15 405 votants, 17 565 inscrits), contre 6 809 voix à M. de la Chambre. Il soutint le ministère parlementaire de Dufaure, vota dans la session avec la majorité opportuniste de gauche :

- pour l'invalidation de l'élection Blanqui,
- pour le retour du Parlement à Paris,
- pour l'application des lois existantes aux congrégations non autorisées,
- pour la proposition Bardoux tendant au rétablissement du scrutin de liste.

Il s'abstint dans le scrutin du 8 février 1881 sur le rétablissement du divorce.

Réélu, le 21 août 1881, avec 7 934 voix (11 629 votants, 17 642 inscrits), contre MM. L. Thiabaud, 2 608 voix et de la Chambre, 646, il reprit sa place à gauche, soutint, dans la législature 1881-85, les ministères Gambetta et Ferry, et vota :

- pour l'expédition du Tonkin,
- pour le maintien du Concordat,
- contre l'élection des sénateurs par le suffrage universel.

Par suite du décès (septembre 1881) de M. Chavoix (de la Dordogne), M. Bel se trouva dans cette législature, avec M. Pierre Blanc, également député de la Savoie, le membre le plus âgé de la Chambre des députés.

Il ne fut pas réélu en octobre 1885.


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