Louis, Auguste Cadet

1821 - 1891

Informations générales
  • Né le 23 mars 1821 à Henrichemont (Cher - France)
  • Décédé le 20 février 1891 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 26 février 1882 au 14 octobre 1885
Département
Seine
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1882 à 1885, né à Henrichemont (Cher) le 23 mars 1821, mort à Paris le 20 février 1891, il fit ses études au collège de Bourges, puis vint suivre à Paris les cours de l'Ecole supérieure de pharmacie.

Mêlé à la politique active en 1851, il fut condamné à la déportation, mais réussit à passer en Angleterre. où il resta jusqu'à l'amnistie de 1859. Il devint alors propriétaire d'une brasserie importante à Paris, et se présenta avec succès au conseil municipal dans le quartier de la Folie-Méricourt (XIe arrondissement), après les événements de 1871.

Constamment réélu conseiller municipal pendant dix années, il s'occupa particulièrement des questions d'hygiène, et fit campagne pour la crémation des corps qu'il avait réclamée dès 1877 dans une brochure intitulée: Inhumation ou incinération des corps. En politique, il vota généralement avec les opportunistes du conseil.

Le 26 février 1882, M. Cadet brigua dans la 1re circonscription, du XIe arrondissement de Paris la succession de M. Charles Floquet, récemment nommé préfet de la Seine, et qui venait de donner sa démission de député. Il fut élu par 6,938 voix sur 11,517 votants. et 19,477 inscrits, contre MM. Labusquière, collectiviste, 3,258 voix, et Gelez 656, siégea à l'Union républicaine, et se prononça:

- le 29 janvier 1883 contre le principe de l'élection de la magistrature;
- le 1er février, pour le projet de la commission et du gouvernement sur l'expulsion des princes;

il vota en outre les crédits du Tonkin.

Porté, le 4 octobre 1885, sur les listes purement opportunistes, dans le département de la Seine, M. Cadet n'obtint que 86,629 voix au premier tour, sur 434,011 votants; il rentra dans la vie privée.