Charles, Victor Rameau

1809 - 1887

Informations générales
  • Né le 26 janvier 1809 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 8 septembre 1887 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, député de 1876 à 1885, né à Paris le 26 janvier 1809, mort à Versailles (Seine-et-Oise) le 8 septembre 1887, d'une famille bourguignonne, alliée à celle de Jean-Philippe Rameau, le célèbre musicien, et fils d'un officier d'état-major du premier Empire, il fit ses études au collège Bourbon, fut reçu avocat (1830), et exerça de 1834 à 1870 à Versailles les fonctions d'avoué; il devint président de la conférence des avoués de France, conseiller municipal de Versailles depuis 1846, et manifesta, sous la monarchie de juillet et sous le second Empire, des opinions libérales qui le firent élire, au lendemain du 4 septembre 1870, maire de la ville de Versailles.

Il se signala, pendant l'occupation prussienne, par l'énergie avec laquelle il prit la défense des intérêts de ses administrés, tint tête à l'état-major allemand, et fut arrêté et emprisonné. En récompense de son attitude, il fut fait, le 5 septembre 1871, chevalier de la Légion d'honneur.

Le 8 février précédent, il avait été élu représentant de Seine-et-Oise à l'Assemblée nationale, le 2e sur 11, par 40,437 voix (53,390 votants, 123,875 inscrits). Il siégea à la gauche républicaine, fut membre de la commission des quinze chargée d'assister le gouvernement de Thiers à Versailles pendant l'insurrection communaliste, et soutint de tout son pouvoir la politique républicaine conservatrice. Il se prononça:

- pour la paix,
- contre l'abrogation des lois d'exil,
- contre la pétition des évêques,
- contre le service de trois ans,
- contre la chute de Thiers au 24 mai,
- contre le septennat, la loi des maires, l'état de siège, le ministère de Broglie,
- pour l'amendemennt Wallon,
- pour l'ensemble des lois constitutionnelles.

En février 1874, il avait été révoqué de ses fonctions de maire par le ministère de Broglie ; mais les adjoints et les conseillers municipaux refusèrent de le remplacer.

Réélu, le 20 février 1876, député de la 3e circonscription de Versailles, par 6,357 voix (11,623 votants, 15,356 inscrits), contre 5,093 à M. Barbé, monarchiste, il reprit sa place dans les rangs de la gauche modérée, fut élu vice-président de la Chambre, et fut des 363. Un décret du 22 février 1877 le rappela à la mairie de Versailles.

Après avoir obtenu sa réélection, le 14 octobre 1877, par 6,925 voix (13,011 votants, 16,707 inscrits) contre 5,972 à M. Barbé, il fut désigné à nouveau comme vice-président de la Chambre le 10 janvier 1878, soutint les ministères républicains de la législature, adhéra à la politique opportuniste, se montra opposé aux poursuites proposées contre les membres des cabinets du 16 mai et du 14 novembre 1877, présenta contre eux un ordre de jour « de flétrissure », qui fut adopté par la majorité et affiché dans toutes les communes de France, et, en mars 1831, fit abroger l'article 15 du décret du 23 prairial an XII sur les séparations des différents cultes dans les cimetières. Il vota contre l'amnistie plénière, pour l'invalidation de l'élection de Blanqui, pour les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, etc.

Réélu de nouveau, le 21 août 1881, par 7,361 voix (10,427 votants, 15,942 inscrits), contre 66 à M. Barbé, il soutint les ministères Ferry et Gambetta, approuva l'expédition du Tonkin, et ne fut pas réélu en 1885.

Officier d'académie, M. Rameau a publié plusieurs travaux spéciaux : sur le Jury en matière civile (1848), sur l'Organisation judiciaire, sur la Saisie immobilière, etc. Il a collaboré à la Gazette des Tribunaux, à la Revue critique de législation et de jurisprudence, et a professé pendant cinq ans à Versailles un cours public et gratuit de législation nouvelle (1862-1867).

Retour haut de page