Jean-Baptiste, Alexandre Dupont de Bosredon

1831 - 1903

Informations générales
  • Né le 22 février 1831 à Chavagnac (Dordogne - France)
  • Décédé le 14 mars 1903 à Chavagnac (Dordogne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 mai 1868 au 27 avril 1869
Département
Dordogne
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Dordogne
Groupe
Centre droit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Dordogne
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 16 mars 1880
Département
Dordogne
Groupe
Appel au peuple

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 7 mars 1880 au 24 janvier 1885

Biographies

Député au Corps législatif de 1868 à 1870, de 1876 à 1880, et sénateur de 1880 à 1885, né à Chavagnac (Dordogne), le 22 février 1831, il se rattache à une ancienne famille originaire de l'Auvergne, et dont une branche se fixa dans le Quercy, puis en Périgord.

Il était propriétaire à Salignac, quand il fut élu député au Corps législatif dans la 4e circonscription de la Dordogne, le 2 mai 1868 par 17 423 voix (28 234 votants, 35 253 inscrits), contre M. Lucien de Maleville, ancien pair de France, 10 700 voix. M. de Bosredon remplaçait M. Taillefer, décédé. Il siégea à la droite du Corps législatif, et vota régulièrement avec la majorité impérialiste.

Réélu le 24 mai 1869, par 19 132 voix (28 377 votants, 34 827 inscrits), contre MM. Roger, candidat de l'opposition, 4 641 voix, et Gibiat, candidat « dynastique libéral », 4 535 voix, il vota notamment la déclaration de guerre à l'Allemagne.

Après le 4 Septembre, il se retira dans la Dordogne, ne fit point partie de l'Assemblée nationale de 1871 et reparut au Palais-Bourbon aux élections du 20 février 1876 : la 1re circonscription de Sarlat lui donna 9 256 voix sur 14 747 votants et 17 968 inscrits, contre 5 479 à M. de Selves. Il s'inscrivit au groupe de l'appel au peuple, fut de la minorité monarchiste qui soutint le gouvernement du Seize Mai.

Après la dissolution, il obtint sa réélection, comme candidat du maréchal de Mac-Mahon, le 14 octobre 1877, avec 8 931 voix (14 922 votants, 17 674 inscrits), contre le candidat républicain, M. Landry, 5 972 voix. Il vota dans cette législature :
- le 20 janvier 1879, contre l'ordre du jour de confiance accordé au ministère Dufaure ;
- le 30 janvier (au Congrès) contre l'élection de M. Grévy à la présidence de la République ;
- le 21 février, contre l'amnistie.

Il quitta la Chambre des députés le 16 mars 1880, pour entrer au Sénat, ayant été nommé, le 7 de ce mois, sénateur de la Dordogne en remplacement de M. Dupont, décédé. Sénateur bonapartiste, M. de Bosredon vota avec la droite :
- contre l'article 7 ;
- contre les projets de loi Ferry sur l'enseignement ;
- contre la loi modifiant le serment judiciaire ;
- contre la loi d'expulsion des princes ;
- et contre le divorce.

Il échoua aux élections sénatoriales de 1885, contre les candidats républicains.

Chevalier de la Légion d'honneur, M. de Bosredon représente au Conseil général de la Dordogne le canton de Salignac.

Date de mise à jour: novembre 2017


Né le 22 février 1831 à Chavagnac (Dordogne), mort le 14 mars 1903 à La Fauconnie, commune de Chavagnac (Dordogne).

Député de la Dordogne de 1876 à 1880.

Sénateur de la Dordogne de 1880 à 1885.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 405).

Spécialiste des questions agricoles et vinicoles, il publia quelques mémoires les concernant. Il fut l'un des premiers à traiter scientifiquement le problème de la trufficulture dont il donna les principes dans un Manuel de trufficulture (1887) qui fut très remarqué. Il fit paraître également une Notice sur les chemins vicinaux de la Dordogne (1873).

Il mourut en son château de la Fauconnie le 14 mars 1903, à 72 ans.


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