Alexandre, Etienne Simiot

1807 - 1879

Informations générales
  • Né le 10 janvier 1807 à Bordeaux (Gironde - France)
  • Décédé le 26 janvier 1879 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Gironde
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876
Département
Gironde
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 30 avril 1876 au 25 juin 1877
Département
Gironde
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 26 janvier 1879
Département
Gironde
Groupe
Extrême-gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1871, député de 1876 à 1879, né à Bordeaux (Gironde) le 10 janvier 1807, mort à Paris le 26 janvier 1879, il collabora, dès 1834, à divers journaux démocratiques de la Gironde, l'Indicateur, le Mémorial bordelais, la Tribune, et devint l'un des chefs du parti démocratique dans son département.

Conseiller municipal de Bordeaux de 1840 à 1848, il fut le seul des membres de ce conseil, qui, lors de la mort du duc d'Orléans, refusa de voter les compliments de condoléance adressés au roi. Il traita avec talent dans le conseil des questions d'octroi et de douanes, et demanda l'agrandissement des ports à Bordeaux.

Elu, le 23 avril 1848, représentant de la Gironde à l'Assemblée constituante, le 9e sur 15, par 64,279 voix (146,606 votants), il prit place à l'extrême-gauche, fit partie du comité de l'administration, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- contre les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- pour l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome.

Hostile à la politique du prince Louis-Napoléon, il protesta contre le coup d'Etat du 2 décembre, fut arrêté et ne rentra en France qu'à l'amnistie de 1859; il devint alors rédacteur à la Gironde, et publia, en 1861, diverses brochures, dont la plus importante est : La centralisation et la démocratie.

Adjoint au maire de Bordeaux en août 1870, préfet de la Gironde par intérim au 4 septembre, il échoua, comme candidat à l'Assemblée nationale dans la Gironde, le 8 février 1871, avec 39,277 voix sur 132,349 votants, fut délégué près la commune de Paris en mars suivant, et fut élu représentant de la Gironde, le 2 juillet suivant, en remplacement de 4 représentants qui avaient opté pour d'autres départements, le 3e sur 4, par 76,841 voix (129,770 votants, 201,514 inscrits). Il prit place à l'extrême-gauche et vota:

- contre la pétition des évêques,
- pour le service de trois ans,
- contre la démission de Thiers,
- contre le septennat,
- contre le ministère de Broglie
- et pour les lois constitutionnelles.

Conseiller général de Bordeaux (8 octobre 1871), il fut réélu député, le 30 avril 1876, au second tour, dans la 1re circonscription de Bordeaux, par 6,434 voix (11,525 votants, 23,986 inscrits), contre 5,055 à M. Raynal, en remplacement de Gambetta qui avait opté pour Paris.

L'un des 363 députés qui, au 16 mai, refusèrent le vote de confiance au ministère de Broglie, il fut réélu, comme tel, le 14 octobre 1877, par 13,214 voix (15,292 votants, 24,141 inscrits), continua de siéger à l'extrême-gauche, mourut en janvier 1879, et fut remplacé, le 20 avril suivant, par Blanqui.


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