Jean-Baptiste, Louis, Philippe Mie

1831 - 1877

Informations générales
  • Né le 28 février 1831 à Tulle (Corrèze - France)
  • Décédé le 31 octobre 1877 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 11 avril 1877 au 25 juin 1877
Département
Gironde
Groupe
Extrême-gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 31 octobre 1877
Département
Gironde
Groupe
Extrême-gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1877, fils de Louis Augustin Mie qui avait été représentant en 1848 et 1849, né à Tulle (Corrèze) le 28 février 1831, mort à Paris le 31 octobre 1877, il fut élevé par son père dans des principes démocratiques, fit ses études à Périgueux, puis à Angoulême, suivit les cours de l'école de droit de Poitiers, y fonda un cercle républicain d'étudiants (1849), et se fit recevoir licencié.

Au commencement de 1853, il s'inscrivit comme avocat au barreau de Périgueux, s'occupa activement de politique, et s'efforça de reconstituer dans cette ville le parti républicain. Plusieurs fois sous l'Empire, la candidature lui fut offerte par l'opposition démocratique, mais il la déclina, s'effaçant devant son aîné, l'ancien représentant, M. Chavoix. En 1863, il prononça au congrès de Lausanne un discours sur la formation des Etats-Unis d'Europe. De retour à Périgueux, il reprit son œuvre de propagande : voyages, discours, plaidoyers, brochures, tout lui servit pour combattre le régime impérial.

Après la révolution du 4 septembre 1870, M. Louis Mie fonda un journal démocratique radical, la République de la Dordogne, et se rendit à Tours, où il organisa une garde civique, chargée de protéger le gouvernement. Au mois de décembre, il eut à défendre comme avocat un des principaux accusés du crime de Hautefaye, dont avait été victime M. de Moneys, et il saisit cette occasion pour faire avec vigueur le procès de l'Empire.

Pendant la Commune, il fut délégué à Paris pour essayer de mettre un terme à la guerre civile; le 8 octobre 1871, les électeurs de Périgueux le nommèrent membre du conseil général.

Sa réputation d'orateur et d'avocat politique ayant grandi, il fut appelé, sur divers points de la France, à plaider pour les républicains poursuivis: il présenta notamment la défense des journaux le Républicain de l'Aveyron, la Tribune de Bordeaux, la République républicaine de Lyon, le Réveil de Lot-et-Garonne, etc. En 1873, l'inauguration de la statue de Daumesnil à Vincennes et à Périgueux lui fournit encore le thème de deux discours.

Après avoir, à plusieurs reprises, refusé la candidature au Corps législatif et à l'Assemblée nationale, il l'accepta aux élections de 1876, mais il ne réunit, le 5 mars, au second tour de scrutin, comme radical, dans la 2e circonscription de Bordeaux, que 4,907 voix contre 7,745 à l'élu, M. Sansas, modéré.

Il fut plus heureux après la mort de ce dernier, et fut appelé à lui succéder, le 27 mars 1877, par 7,271 voix (13,717 votants, 24,530 inscrits), contre 6,128 à M. Caduc opportuniste. Il siégea à l'extrême gauche de la Chambre, et fut des 363.

Réélu, le 14 octobre 1877, par 13,580 voix (16,909 votants, 24,544 inscrits), contre 3.241 à M. Tandonnet, il mourut avant d'avoir pu reprendre son siège au parlement, des suites d'une maladie de poitrine. Le 27 janvier 1878, M. Caduc le remplaça comme député.

M. Louis Mie, déjà souffrant, avait quitté le barreau en 1874, en expliquant, dans une brochure intitulée: Tu ne défendras plus, les raisons de sa détermination. Outre ses plaidoyers, ses discours et de nombreux articles de journaux, on lui doit encore divers écrits parmi lesquels: la Franc-maçonnerie et l'évêque de Périgueux (1869) ; Le soldat sait mourir; Le peuple doit payer (1869); La République par la loi (1870), etc.

Date de mise à jour: décembre 2017