Edouard Millaud

1834 - 1912

Informations générales
  • Né le 7 septembre 1834 à Tarascon (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 16 mai 1912 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 22 mars 1880
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 14 mars 1880 au 7 janvier 1882
Sénateur
du 8 janvier 1882 au 3 janvier 1891
Sénateur
du 4 janvier 1891 au 27 janvier 1900
Sénateur
du 28 janvier 1900 au 2 janvier 1909
Sénateur
du 3 janvier 1909 au 16 mai 1912

Biographies

Représentant en 1871, député de 1876 à 1880, membre du Sénat, né à Tarascon (Bouches-du-Rhône) le 7 septembre 1834, de parents israélites, il fit son droit à Paris, et fut inscrit en 1856 au barreau de Lyon. Il collabora aux journaux républicains, et, le 10 septembre 1870, fut nommé premier avocat général à Lyon. Il remplit par intérim les fonctions de procureur général, mais il donna sa démission au mois de mai 1871, après avoir refusé de poursuivre des journaux républicains.

Aux élections complémentaires du 2 juillet suivant, il fut élu représentant du Rhône à l'Assemblée nationale, en remplacement du général Trochu qui avait opté pour un autre département, par 61 238 voix (114 632 votants, 186 639 inscrits) ; il prit place à l'extrême gauche, fit partie de l'Union républicaine, déposa une proposition tendant à la vente et à la saisie des biens de Napoléon III pour payer les frais de guerre, et vota :

- contre la pétition des évêques,
- contre le pouvoir constituant,
- pour le service de trois ans,
- contre la démission de Thiers,
- contre le septennat,
- contre le ministère de Broglie,
- pour les lois constitutionnelles.

Conseiller général du canton de Thizy (8 octobre 1871), M. Millaud se présenta comme candidat au Sénat, dans le Rhône, le 30 janvier 1876 : il échoua avec 156 voix sur 329 votants : mais il fut réélu député, le 20 février 1876, dans la 1re circonscription de Lyon, par 14 871 voix (18 719 votants, 22 855 inscrits), contre 3 727 à M. Gillet.

Vice-président de l'extrême gauche, il vota pour l'amnistie plénière, fit partie des 363 députés qui refusèrent le vote de confiance au ministère de Broglie, et fut réélu, en cette qualité, le 14 octobre 1877, par 15 942 voix (19 753 votants, 23 990 inscrits). Cette même année il fut secrétaire de la commission du budget.

Elu sénateur du Rhône, le 14 mars 1880, en remplacement de M. Edouard Valentin décédé, par 239 voix 316 votants, et réélu au renouvellement triennal du Sénat du 8 janvier 1882, par 239 voix (323 votants), il prit place à gauche, parla (mars 1885) contre la surtaxe des céréales et des bestiaux, fut rapporteur du budget des travaux publics (juin 1885).

Il remplit l'intérim du ministère des Travaux publics, le 4 novembre 1886, après la démission de M. Baïhaut et devint titulaire de ce portefeuille, le 11 décembre suivant, dans le cabinet Goblet-Boulanger. Ce cabinet étant tombé sur la question des économies à réaliser sur le budget de 1888. M. Millaud donna sa démission en même temps que ses collègues, le 17 mai 1887, et continua d'expédier les affaires courantes de son département jusqu'au 29 mai suivant.

M. Millaud s'est prononcé, en dernier lieu :

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889),
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger.

Un des fondateurs de la Société d'économie politique de Lyon, libre-échangiste, il a publié :

- Etude sur l'orateur Hortensius (1859) ;
- Daniel Manin, jurisprudence Vénète, lois et coutumes de Venise (1867) ;
- De la réorganisation de l'armée (1867) ;
- Le soufflet : Devons-nous signer la paix ? (1871).

On a encore de lui des brochures de propagande républicaine.


Né le 7 septembre 1834 à Tarascon (Bouches-du-Rhône), mort le 16 mai 1912 à Paris.

Représentant du Rhône à l'Assemblée Nationale de 1871 à 1876.
Député du Rhône de 1876 à 1880.
Sénateur du Rhône de 1880 à 1912.
Ministre des Travaux publics du 4 novembre 1886 au 30 mai 1887.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 373.)

Edouard Millaud est réélu sénateur le 4 janvier 1891, au premier tour, par 448 voix sur 750 votants, le 28 janvier 1900, par 415 voix sur 737 votants et le 3 janvier 1909, par 400 voix sur 757 votants. C'est Edouard Herriot qui lui succèdera en 1912.

Il est secrétaire du Sénat de 1883 à 1885, rapporteur général de la commission des finances en 1886 et vice-président de cette commission.

Il s'inscrit au groupe de l'union républicaine puis au groupe de la gauche démocratique. Il adhère au groupe agricole et au groupe colonial. C'est un républicain convaincu qui, par la parole dans les assemblées parlementaires tant à la Chambre des députés qu'à la Haute Assemblée, par l'écrit, par les nombreuses brochures qu'il publia et les articles qu'il envoya aux journaux, s'attacha à développer en France les convictions républicaines.

Il est ministre des Travaux publics dans le 3e cabinet Freycinet, en remplacement de Baihaut, du 4 novembre au 11 décembre 1886 et garde ce portefeuille dans le cabinet Goblet, du 11 décembre 1886 au 30 mai 1887.

Au Parlement, il collabore activement à toutes les lois relatives aux questions d'affaires, de finances, d'économie sociale et politique. Il est le fondateur de l'école de droit de Lyon.

Il fut membre de la commission supérieure de l'exposition de 1900, membre du conseil supérieur des prisons, vice-président du conseil supérieur de la statistique (1902), membre du comité des sociétés des beaux-arts des départements en 1906.

Il a écrit de nombreux articles dans les revues et journaux et, parmi ceux-ci, plusieurs travaux de médecine légale et de jurisprudence. Auteur de petits livres de propagande républicaine : Le Père Gérard, Almanach du Père Gérard (1871), il publia en outre :
- Le suffrage universel (1873),
- Noces d'argent parlementaires (1896),
- Rondes d'ombres (1908),
- Le journal d'un parlementaire (1914).

Il mourut à Paris, le 16 mai 1912, à l'âge de 77 ans.