Amand, Dominique, Bruno Chaurand

1813 - 1896

Informations générales
  • Né le 27 mars 1813 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 11 octobre 1896 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Ardèche
Groupe
Extrême-droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à l'Assemblée nationale de 1871, né à Lyon (Rhône), le 23 mars 1813, d'une des plus anciennes familles du Vivarais, possessionnée dans cette province depuis le XIVe siècle, il fit ses études à Lyon, son droit à Paris, fut reçu avocat en 1835, et consacra son temps et son zèle à la Société de Saint-Vincent-de-Paul fondée par son compatriote et ami, Ozanam ; le 4 juin 1835, il fut nommé administrateur-adjoint du bureau de bienfaisance du 9e arrondissement.

Il se fit inscrire au barreau de Lyon, le 9 août 1836, et fut un des fondateurs, en 1845, de la Gazette de Lyon, supprimée par décret impérial en 1860 ; il avait protesté énergiquement dans cette feuille contre le coup d'Etat de décembre 1851. M. le baron Chaurand fut aussi président de la Société d'agriculture, histoire naturelle et arts utiles de Lyon, président de la Société régionale de viticulture de Lyon, et maire de Saint-Genis-Laval.

Le 8 février 1871, le département de l'Ardèche l'élut représentant à l'Assemblée nationale, le 6e sur 8, par 41 019 voix sur 73 015 votants et 115 623 inscrits. Il prit place à l'extrême droite, présida un certain nombre de commissions, et prit plusieurs fois la parole, notamment pour réclamer la dissolution des commissions municipales et départementales nommées à la suite du 4 Septembre, et, dans la séance du 12 juillet 1872, pour protester contre ces paroles de Thiers : « Vous nous avez donné une forme de gouvernement qu'on appelle la République » ; il lui rappela « le pacte de Bordeaux, le contrat fidèlement observé par l'Assemblée et violé par le chef du pouvoir exécutif, en affirmant la République que nous n'avons pas acceptée et que nous ne voulons pas ». Il déposa une proposition restreignant aux enfants légitimes le bénéfice des dispenses du service militaire. Il vota :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour la démission de Thiers,
- pour le septennat,
- pour le maintien de l'état de siège,
- contre le retour du Parlement à Paris,
- contre le ministère de Broglie,
- contre la dissolution de l'Assemblée,
- contre l'amendement Wallon,
- contre l'ensemble des lois constitutionnelles.

Il n'a pas fait partie d'autres législatures.

Commandeur des ordres de Pie IX et de François Ier, chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.


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