Amédée, Louis, Jacques Larrieu

1807 - 1873

Informations générales
  • Né le 1er février 1807 à Brest (Finistère - France)
  • Décédé le 30 septembre 1873 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Gironde
Groupe
Républicain modéré
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 6 juin 1869 au 4 septembre 1870
Département
Gironde
Groupe
Gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 30 septembre 1873
Département
Gironde
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, député au Corps législatif de 1869 à 1870, et représentant en 1871, né à Brest (Finistère) le 1er février 1807, mort à Paris le 30 septembre 1873, riche viticulteur et propriétaire du crû bordelais de Haut-Brion, il fit son droit à Paris, mais n'entra pas au barreau et surveilla l'exploitation de ses vignobles.

Il avait été élevé par sa famille dans des idées légitimistes; un séjour de deux ans aux Etats-Unis l'enthousiasma pour les gouvernements républicains et le lança dans la politique. Candidat indépendant à la députation dans le 1er collège de la Gironde (Bordeaux), aux élections générales du 1er août 1846, il échoua avec 348 voix, contre 352 à l'élu, M. Adolphe Blanqui ; mais, le 23 avril 1848, il fut élu représentant de la Gironde à l'Assemblée constituante, le 13e sur 15, par 52,661 voix sur 146,606 inscrits.

Il prit place parmi les républicains, quoiqu'il se déclarât l'ennemi acharné des communistes, fit partie du comité du commerce et de l'industrie, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre L. Blanc,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome.

Hostile à la politique de l'Elysée, il ne fut pas réélu à la Législative, fit de l'opposition à l'Empire et, conseiller général de Bordeaux depuis 1860, échoua dans la 2e circonscription de la Gironde, comme candidat d'opposition au corps législatif, le 1er juin 1863, avec 5,415 voix contre 15,270 à l'élu, député sortant, M. Travot.

Il fut plus heureux dans la 3e circonscription, remaniée aux élections du 24 mai 1869, et fut élu, au 2e tour, par 15,446 voix (28,879 votants, 39,184 inscrits), contre 13,322 au député sortant, M. Travot.

Il prit place à la gauche intransigeante à côté de Jules Favre; mais il paraissait devoir se rallier à l'empire libéral, quand la guerre éclata. M. Larrieu signa la demande de déchéance de l'empire, et fut nommé (4 septembre 1870) préfet de la Gironde, poste que sa santé ne lui permit pas de conserver.

Quatre représentants du département étant à remplacer par suite d'option, il se présenta sur la liste républicaine, aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, et fut élu, le 2e sur 4, par 78,427 voix (129,770 votants. 201,514 inscrits). Il se fit inscrire à la gauche républicaine, fut membre de la commission des chemins de fer, mais siégea peu de temps, étant mort en 1873. Il fut remplacé, le 29 mars de l'année suivante, par M. Roudier.

Date de mise à jour: août 2017