Frédéric, Daniel, Pierre Dorian

1814 - 1873

Informations générales
  • Né le 24 janvier 1814 à Montbéliard (Doubs - France)
  • Décédé le 14 avril 1873 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 27 avril 1869
Département
Loire
Groupe
Gauche
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Loire
Groupe
Gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 14 avril 1873
Département
Loire
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1863 à 1870, ministre, représentant en 1871, né à Montbéliard (Doubs) le 24 janvier 1814, mort à Paris le 14 avril 1873, il adhéra, dans sa jeunesse, aux doctrines saint-simoniennes, puis se fit recevoir ingénieur des mines, et devint maître de forges et maire d'Unieux (Loire).

Très populaire dans sa région, il fut élu, le 1er juin 1863, comme candidat de l'opposition, député au Corps législatif dans la 2e circonscription de la Loire, par 7 392 voix sur 15 296 votants et 27 625 inscrits contre 7 254 voix à M. Cherpin-Feugerolles, candidat officiel et député sortant.

Il siégea à gauche et fut réélu, le 24 mai 1869, par 11 239 voix sur 18 082 votants et 31 830 inscrits, contre 4 908 voix à M. de Rochetaillée, candidat officiel, et 1 791 à M. Antide Martin, candidat radical.

Pendant ces législatures, il soutint de ses votes l'opposition dans sa lutte contre le gouvernement impérial, et se prononça :

- pour l'abrogation de la loi de sûreté générale,
- pour le rappel des troupes du Mexique,
- et contre la déclaration de guerre à la Prusse (juillet 1870).

Au 4 septembre, le gouvernement de la Défense nationale le nomma ministre des Travaux publics. À ce titre, il donna à la fabrication des armes et à l'armement de Paris une grande impulsion, et, lors de la tentative d'insurrection du 31 octobre, vit, à son insu, son nom figurer en tête de tous les gouvernements provisoires qui furent improvisés dans la nuit. Il se joignit à M. Jules Favre pour discuter les clauses de la capitulation de Paris (25 janvier 1871), fut délégué à la signature des actes administratifs du ministère de l'Instruction publique (1er février), et fut chargé, le lendemain, de l'intérim du ministère du Commerce.

Le 8 février, il fut élu par deux départements, représentant à l'Assemblée nationale, par la Seine, le 16e sur 43, avec 128 480 voix sur 328 970 votants et 547 858 inscrits, et par la Loire, le 1er sur 11, avec 79 508 voix sur 89 275 votants et 143 320 inscrits. Il opta pour la Loire, prit place à gauche, et vota :

- contre la paix,
- contre les prières publiques,
- contre le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour l'amendement Marcel Barthe,
- pour le retour du parlement à Paris.

La mort l'enleva au cours de la législature.

Un monument, œuvre d'Aimé Millet, a été élevé à M. Dorian au Père-Lachaise, par souscription publique (26 juin 1875).


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