Guillaume, Ferdinand de Douhet

1811 - 1884

Informations générales
  • Né le 21 avril 1811 à Clermont-ferrand (Puy-de-Dôme - France)
  • Décédé le 12 août 1884 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Droite
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Extrême-droite

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 15 décembre 1875 au 12 août 1884

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1849, en 1871, sénateur inamovible, né à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) le 21 avril 1811, mort à Versailles (Seine-et-Oise) le 12 août 1884, il entra dans les pages de Charles X à 15 ans et y resta trois ans.

Propriétaire du château de Sarlan (Puy-de-Dôme), il débuta dans la vie politique le 13 mai 1849, ayant été élu représentant du Puy-de-Dôme à l'Assemblée législative, le 11e sur 13, par 47 595 voix sur 168 305 inscrits. Il siégea à la droite légitimiste, vota :
- pour l'expédition de Rome,
- pour la loi Falloux Parieu sur la liberté de l'enseignement,
- pour la loi du 31 mai restrictive du suffrage universel,
- pour les poursuites contre 31 représentants impliqués dans l'affaire du 13 juin,

et il combattit la politique de l'Elysée.

Rendu à la vie privée par le coup d'Etat de décembre 1851, il ne se présenta que le 24 mai 1869 au Corps législatif, comme candidat de l'opposition légitimiste dans la 1re circonscription du Puy-de-Dôme, où il échoua avec 3 139 voix contre 21 466 données à l'élu, M. Mège, député sortant.

Le 8 février 1871, il fut élu représentant du Puy-de-Dôme à l'Assemblée nationale, le 10e sur 11, par 41 166 voix sur 96 000 votants et 170 401 inscrits. Il siégea à l'extrême droite, et se distingua par l'originalité de ses propositions, par exemple, lorsqu'il demanda « d'élargir les bases du suffrage universel par le vote accumulé des familles », en donnant au père de famille autant de voix qu'il y avait de têtes dans sa maison, et lorsque, dans la discussion de la loi sur le Sénat, il réclama, non pas deux, mais trois Chambres. Il parla aussi contre les conditions de l'emprunt de 2 milliards, et présenta un projet sur l'impôt du timbre des lectures. Il vota :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant de l'assemblée,
- pour la circulaire Pascal,
- pour l'arrêté contre les enterrements civils,
- pour le septennat,
- pour le maintien de l'état de siège,
- contre la dissolution,
- contre l'amendement Wallon,
- contre l'amendement Pascal Duprat,
- contre les lois constitutionnelles.

Il s'était abstenu sur le retour du parlement à Paris, sur l'acceptation de la démission de Thiers, sur le ministère de Broglie.

Lors de l'élection des sénateurs inamovibles, la coalition de la gauche et d'une fraction de l'extrême droite réserva un siége au comte de Douhet, qui fut élu, le 15 décembre 1875, par l'Assemblée nationale, le 49e sur 75, par 344 voix sur 681 votants. Il fit partie de l'extrême droite de la Chambre haute, où il vota pour la dissolution de la Chambre demandée par le cabinet du 16 mai 1877, et contre les ministères républicains qui se succédèrent au pouvoir.