Edouard, Edmond, Ernest, Victoire Toupet des Vignes

1816 - 1882

Informations générales
  • Né le 5 septembre 1816 à Givet (Ardennes - France)
  • Décédé le 23 juin 1882 à Givet (Ardennes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Ardennes
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Ardennes
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Ardennes
Groupe
Centre gauche

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 23 juin 1882

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, en 1849 et en 1871, sénateur de 1876 à 1882, né à Givet (Ardennes) le 5 septembre 1816, mort à Givet le 23 juin 1882, il fit ses études au collège Charlemagne, se prépara à l'Ecole polytechnique, mais ne s'y présenta pas, et revint dans sa ville natale, où il fut l'un des chefs de l'opposition libérale sous le gouvernement de Louis-Philippe.

Il était commandant de la garde nationale de Givet à la révolution de 1848. Elu, le 23 avril, représentant des Ardennes à l'Assemblée constituante, le 5e sur 8, par 29,655 voix (72,152 votants, 85,403 inscrits), il fut membre et secrétaire du comité de l'Algérie et vota avec les républicains modérés :

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome,
- pour la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Réélu, le 13 mai 1849, dans le même département, représentant à l'Assemblée législative, le 7e et dernier, par 21 092 voix (64 318 votants, 89 708 inscrits), il se montra hostile à la politique de l'Elysée, ne se mêla pas aux tentatives de résistance au coup d'Etat, et rentra dans la vie privée au 2 décembre.

Conseiller général depuis 1848, il se présenta à la députation, le 1er Juin 1863, comme candidat de l'opposition au Corps législatif dans la 3e circonscription des Ardennes, et échoua avec 2 675 voix contre 20 431 à l'élu, M. Sibuet, candidat du gouvernement, et 1 608 à M. Estivant.

Le 8 février 1871, il fut élu représentant des Ardennes à l'Assemblée nationale, le 1er sur 6, par 44 711 voix (57 130 votants, 90 265 inscrits). Il prit place au centre gauche, reprit, le 14 juin, la proposition de Louis Blanc, portant que les membres du gouvernement de la Défense nationale rendraient compte de leurs pouvoirs, repoussa la loi sur l'enseignement supérieur, fut nommé questeur (25 février 1874), et vota :

- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour la pétition des évêques,
- contre le service de trois ans,
- contre la démission de Thiers,
- contre le septennat,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles.

Réélu conseiller général du canton de Givet le 8 octobre 1871, il devint sénateur des Ardennes, le 30 janvier 1876, avec 439 voix (575 votants). Il prit de nouveau place au centre gauche, fut nommé questeur du Sénat, repoussa la dissolution de la Chambre demandée, en juin 1877, par le ministère de Broglie, et vota cependant parfois avec les conservateurs.

Décédé en juin 1882, il fut remplacé, le 17 septembre suivant, par M. Péronne.

Date de mise à jour: octobre 2015


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