Albert de Rességuier

1816 - 1902

Informations générales
  • Né le 27 novembre 1816 à Toulouse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 18 décembre 1902 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 28 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Monarchiste
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Gers
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1849 et en 1871, né à Toulouse (Haute-Garonne) le 27 novembre 1816, mort à Paris le 18 décembre 1902 , il étudia le droit à Paris, parcourut ensuite l'Allemagne, écrivit dans divers journaux religieux, et publia en 1838 une traduction de l'ouvrage de Goevres intitulé Athanase, relatif aux polémiques religieuses de l'époque. Catholique ardent, M. de Rességuier collabora à une édition de la Vie des Saints (1845).

Elu, le 13 mai 1849, représentant des Basses-Pyrénées à l'Assemblée législative, le 8e sur 10, par 32,798 voix (71,463 votants, 117,931 inscrits), il fit partie de la majorité monarchiste, appuya les mesures de réaction, demanda la réduction de l'indemnité des représentants, la mise en liberté d'Abd-el-Kader, des améliorations dans l'administration de l'Algérie, et vota pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi restrictive du suffrage universel.

Il ne se rallia pas à la politique du coup d'Etat et, ayant protesté avec ses collègues réunis à la mairie du Xe arrondissement, fut emprisonné au Mont-Valérien. Il appartint, sous l'Empire, à l'opposition légitimiste, fut conseiller général des Basses-Pyrénées, s'occupa surtout de propagande catholique, et eut une grande part à l'organisation du denier de Saint-Pierre. Enfermé dans Paris pendant le siège de 1870-1871, il fut nommé membre de la Société internationale de secours aux blessés.

Elu, le 8 février 1871, représentant du Gers à l'Assemblée nationale, le 6e et dernier, par 57,535 voix (74,830 votants, 98,233 inscrits), il prit place à droite, s'inscrivit aux réunions Colbert et des Réservoirs, et présenta, sur les actes du gouvernement de la Défense nationale dans la Haute-Garonne, un long rapport, déposé en 1873, et qui donna lieu dans l’Assemblée à d'orageux débats : la gauche protesta vivement contre les conclusions de ce rapport, et en déclara les assertions inexactes. Avec les conservateurs monarchistes, M. de Rességuier vota :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour la chute de Thiers au 24 mai,
- pour le septennat, la loi des maires, le ministère de Broglie,
- contre les amendements Wallon et Pascal Duprat,
- et contre l'ensemble des lois constitutionnelles.

Il s'était associé aux tentatives de restauration monarchique, et n'avait voté le septennat que comme « un acheminement à la monarchie ». Candidat monarchiste aux élections législatives du 20 février 1876, dans l'arrondissement de Lombez, il ne réunit que 1,897 voix contre 5,007 à M. Fauré, élu, et 3,059 à M. Brocas.

Date de mise à jour: septembre 2017