Léon, Xavier Robert

1813 - 1887

Informations générales
  • Né le 13 août 1813 à Voncq (Ardennes - France)
  • Décédé le 4 juin 1887 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Ardennes
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 7 janvier 1872 au 7 mars 1876
Département
Ardennes
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1871, né à Voncq (Ardennes) le 13 août 1813, mort à Paris le 4 juin 1887, petit-neveu du conventionnel Robert (des Ardennes) et fils de Robert (Marie-François-Xavier-Joseph-Hubert) (voy. ce nom), il fit son droit à Paris, puis se retira dans ses propriétés des Ardennes, devint conseiller municipal et maire de Voncq, combattit l'influence politique de M. Cunin-Gridaine, fut correspondant du National, et fonda dans son département, en 1848, un comité et un journal républicains.

Il fut élu, le 23 avril 1848, représentant des Ardennes à l'Assemblée constituante, le 8e et dernier, par 21,014 voix (72,152 votants, 85,403 inscrits). Un biographe dit de lui: « N'est ni orateur, ni légiste, ni financier; c'est sa spécialité. » Secrétaire de la Constituante, il vota souvent avec la gauche,

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- pour l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs.

Il combattit violemment la politique de l'Elysée, protesta contre le 2 décembre, et, de retour à Voncq, donna sa démission de maire pour ne pas prêter serment à l'empire; inquiété à ce moment par les commissions mixtes, il fut interné pendant quelque temps à domicile.

Au moment de la guerre de 1870-1871, M. Robert se retira en Belgique; le village de Voncq fut incendié le 29 août 1870 par les hussards du Schleswig-Holstein. De retour en France, M. Robert se présenta aux élections pour l'Assemblée nationale, et échoua dans les Ardennes, le 8 février 1871, avec 13,723 voix sur 57,130 votants; mais il fut élu, le 7 janvier 1872, par 32,188 voix (56,186 votants, 88,890 inscrits), contre 16,500 à M. Evain et 6,462 à M. Doury, en remplacement de M. Mortimer-Ternaux décédé. Il prit place à la gauche républicaine, et vota contre le service de trois ans, contre la démission de Thiers, contre le septennat, contre le ministère de Broglie, pour les lois constitutionnelles.

Aux élections du 20 février 1876, il échoua dans l'arrondissement de Vouziers, avec 5,274 voix contre 7,353 à l'élu, M. de Ladoucette, conservateur, et 1,983 à M. Gobron, et ne fut pas plus heureux à l'élection sénatoriale motivée dans les Ardennes, le 9 mai 1880, par le décès de M. Cunin-Gridaine, avec 244 voix, contre 285 à l'élu, M. Gailly, ni au renouvellement triennal du 6 janvier 1885, avec 12 voix sur 853 votants.