Emmanuel, Stanislas de Noblet de La Rochethulon

1832 - 1890

Informations générales
  • Né le 17 janvier 1832 à Orléans (Loiret - France)
  • Décédé le 14 octobre 1890 à Marigny-brisay (Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Vienne
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871, né à Orléans (Loiret) le 17 janvier 1832, mort à Marigny-Brisay (Vienne) le 14 octobre 1890, petit-fils de Claude René Marie François Thibaud de Noblet, marquis de La Rochethulon (1741-1821), député de 1815 à 1820, et fils d'Emmanuel-Philippe Thibaud de Noblet, marquis de la Rochethulon, officier supérieur des gardes du corps, gentilhomme de la chambre de Charles X, et de Marie-Régine-Olivie de Durfort-Civrac de Lorge, Emmanuel Marie Stanislas Thibaud de Noblet, marquis de La Rochethulon s'occupa du soin de ses propriétés sous le Second Empire.

Conseiller municipal de Beaumont depuis 1865, vice-président du comité agricole de Châtelleraut, il avait sollicité deux fois, avant la guerre de 1870, un grade dans la garde mobile de la Vienne, et avait essuyé un double refus. Au début de la guerre contre la Prusse, il s'engagea à Paris, le 19 septembre, dans les mobiles de la Loire-Inférieure, devint capitaine d'une compagnie de volontaires choisis dans les trois bataillons du 28e de marche, et fit le service des avant-postes au Mont-Valérien.

Chevalier de la Légion d'honneur (8 janvier 1871), il fut élu, le 8 février suivant, représentant de la Vienne à l'Assemblée nationale, le 2e sur 6, par 56 899 voix sur 62 819 votants et 95 858 inscrits. Il prit place à droite, fit partie des réunions Colbert et des Réservoirs, signala à la Chambre, pendant la Commune, l'inscription « bon à fusiller » placardée sur sa porte, fut l'un des 94 signataires de la protestation contre l'exil des Bourbons, entra avec l'armée de Versailles dans Paris en mai 1871, et exerça provisoirement les fonctions de maire du VIIe arrondissement.

À l'Assemblée, il se prononça :
- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour la démission de Thiers,
- pour l'arrêté contre les enterrements civils,
- pour le septennat,
- pour le ministère de Broglie,
- contre le retour à Paris,
- contre la dissolution,
- contre l'amendement Wallon,
- contre l'amendement Pascal Duprat,
- contre les lois constitutionnelles.

Il quitta la vie politique après cette législature.


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