Joseph Allauzen

1890 - 1969

Informations générales
  • Né le 29 mai 1890 à Joyeuse (Ardèche - France)
  • Décédé le 1er janvier 1969 à Joyeuse (Ardèche - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Ardèche
Groupe
Parti républicain de la liberté

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 29 mai 1890 à Joyeuse (Ardèche)

Décédé le 1er janvier 1969 à Joyeuse (Ardèche)

Membre de la première Assemblée nationale Constituante (Ardèche).

Issu d'une famille ardéchoise de propriétaires terriens et d'entrepreneurs, Joseph Allauzen fait des études de droit. Il obtient une licence à la veille de la première guerre mondiale. Mobilisé, il termine la guerre comme capitaine d'Infanterie. Ses états de service sont brillants : trois fois blessé il reçoit trois citations. Il est titulaire de la croix de guerre 1914-1918. Après la guerre, il entame une carrière d'industriel, reprenant une entreprise de tannerie et fondant une affaire de transports en commun. Il se marie et aura huit enfants.

Les activités politiques de Joseph Allauzen commencent après la Libération. En juin 1945, il est élu conseiller général du canton de Joyeuse. Sa notoriété locale de notable ardéchois amène le Parti républicain de la liberté, nouveau parti politique qui regroupe la droite modérée non compromise avec le régime de Vichy, à le présenter sur sa liste pour les élections à la première Assemblée nationale Constituante, le 21 octobre 1945.

Les opérations électorales ont lieu au scrutin proportionnel dans le cadre départemental, avec une répartition des sièges à la plus forte moyenne. Quatre sièges sont à pourvoir. Sur 137 168 votants, la liste du Parti républicain de la liberté obtient 41 988 suffrages, elle compte deux élus, Paul Ribeyre et Joseph Allauzen, deuxième de liste. Les deux autres sièges sont acquis l'un à la liste communiste, qui a 36 457 suffrages, et l'autre à celle de la SFIO avec 24 975 suffrages.

Une fois son élection validée, le nouveau député de l'Ardèche siège à la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, ainsi qu'à la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre. Membre du groupe parlementaire du Parti républicain de la liberté, qui compte 36 élus, il participe aux travaux des commissions mais n'intervient pas dans les débats pléniers. S'il vote la confiance au Cabinet De Gaulle le 23 novembre 1945, il ne l'accorde pas à Félix Gouin, le 29 janvier 1946 et, avec la plupart des députés de son groupe, vote contre les lois de nationalisation : du crédit en décembre 1945, du gaz et de l'électricité le 29 mars 1946, des assurances en avril. Enfin, le 19 avril 1946, il vote contre le projet de constitution présenté par les socialistes et les communistes.

Après le référendum du 5 mai 1946 qui voit 53 % des votants rejeter le projet de constitution, de nouvelles élections constituantes sont organisées, le 2 juin 1946. Joseph Allauzen se représente sur une liste Entente républicaine et sociale, derrière Paul Ribeyre. Mais, sur 140 957 votants, avec un quotient électoral fixé à 34 816 suffrages, sa liste n'obtient que 40 564 voix. Le résultat est suffisant pour permettre la réélection de Paul Ribeyre mais non celle de Joseph Allauzen. Deux autres sièges vont comme en 1945 au parti communiste et à la SFIO, le quatrième est cette fois acquis au Mouvement républicain populaire.

Joseph Allauzen n'abandonne pas pour autant la vie politique. Se consacrant aux affaires départementales, il préside le conseil général de 1949 à 1958. En 1951, il s'apparente au Centre national des indépendants et paysans. Il est officier de la Légion d'honneur.


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