Michel, Nicolas Gérard

1808 - 1876

Informations générales
  • Né le 30 mars 1808 à Blincourt (Oise - France)
  • Décédé le 8 juin 1876 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Oise
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Oise
Groupe
Droite
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 12 octobre 1871 au 7 mars 1876
Département
Oise
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, en 1849 et en 1871, né à Blincourt (Oise) le 30 mars 1808, mort à Paris le 8 juin 1876, il était propriétaire-agriculteur.

Il devint maire de Blincourt sous Louis-Philippe, conseiller de l'arrondissement de Clermont, et se présenta, le 1er août 1846, comme candidat à la députation dans le 3e collège de l'Oise (Senlis), où il échoua avec 191 voix contre 347 à M. Lemaire, député sortant, réélu.

Républicain modéré, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant de l'Oise à l'Assemblée constituante, le 5e sur 8, par 66,831 voix. Il prit place à droite, fit partie du comité de l'agriculture, et vota avec les conservateurs :

- pour le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur du général Cavaignac,
- pour la proposition Rateau,
- contre l'amnistie,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour les crédits de l'expédition de Rome,
- contre l'abolition de l'impôt des boissons.

Il se prononça avec la gauche contre l'institution des deux Chambres (27 septembre 1848).

Réélu représentant de l'Oise à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, le 5e sur 8, par 39,432 voix (120,920 inscrits), il appuya la plupart des propositions émanées, soit du gouvernement présidentiel, soit de la majorité monarchiste ; mais il ne se rallia pas au coup d'Etat de 1851.

Sous l'Empire il appartint à l'opposition orléaniste, et fut, le 22 juin 1857, candidat indépendant au Corps législatif dans la 2e circonscription de l'Oise : il y obtint, sans être élu, 2,054 voix contre 19,686 au député sortant, candidat officiel, réélu, M. de Plancy, et 6,723 à M. de Pontalba.

Après une nouvelle tentative infructueuse lors des élections du 8 février 1871, où il obtint 25,368 voix dans l'Oise sur 73,957 votants, M. Gérard entra à l'Assemblée nationale, lors de l'élection partielle du 12 octobre de la même année, élu par 37,720 voix (74,508 votants, 115,948 inscrits), contre 31,715 voix à M. André Rousselle, républicain radical. M. Gérard siégea au centre gauche, suivit Thiers dans son évolution vers la République conservatrice, soutint sa politique, vota contre sa démission au 24 mai, se prononça, sous le ministère de Broglie, contre la loi des maires, contre l'état de siège, contre le septennat, et pour les lois constitutionnelles.