Pascal, Joseph Faure

1798 - 1864

Informations générales
  • Né le 3 mars 1798 à Remollon (Hautes-Alpes - France)
  • Décédé le 17 juillet 1864 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Gauche dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Gauche dynastique
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Cavaignac
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Droite
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1831 à 1837, représentant en 1848 et en 1849, député au Corps législatif de 1852 à 1863, né à Remollon (Hautes-Alpes) le 3 mars 1798, mort à Gap (Hautes-Alpes) le 29 juillet 1864, il était d'une famille d'avocats.

Lui-même suivit à Grenoble les cours de la faculté de droit et fut reçu licencié à l'âge de dix-neuf ans; il se fit inscrire au barreau de Gap (1817). Sous la Restauration, il professa des opinions libérales, et, après la révolution de juillet, il devint le candidat de la gauche à la députation.

Elu, le 5 juillet 1831, par 88 voix sur 174 votants et 198 inscrits, député du 2e collège des Hautes-Alpes (Gap), contre 77 voix à M. Labastie, il soutint à la Chambre, contre les légitimistes, le gouvernement de Louis-Philippe, sans s'associer à tous les votes de la majorité conservatrice. Il fut même, en 1832, un des signataires du compte rendu de l'opposition. C'est lui qui, en 1833, présenta et fit adopter l'amendement relatif aux circonstances atténuantes en matière criminelle.

M. Faure fut réélu député le 21 juin 1834, par 128 voix (191 votants, 213 inscrits), contre 67 à M. Labastie, continua de voter en maintes circonstances avec la gauche dynastique, et fut remplacé, au renouvellement de 1837, par le candidat ministériel. Il reprit alors à Gap, jusqu'à la révolution de février, sa profession d'avocat. Il était conseiller général des Hautes-Alpes depuis 1833 et fut plus tard maire de Gap.

Le 23 avril 1848, il fut élu, le 3e et dernier, avec 8,864 voix sur 28,944 votants et 34,824 inscrits, représentant des Hautes-Alpes à l'Assemblée constituante. Membre du comité de législation, il appuya d'abord le gouvernement du général Cavaignac et vota avec la droite :

- pour le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour le rétablissement de la contrainte par corps,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail.

Après l'élection présidentielle du 10 décembre, sans faire d'opposition à la politique de l'Elysée, il désapprouva la direction donnée à l'expédition de Rome, et se prononça contre l'amnistie des transportés, pour l'interdiction des clubs, pour l'abolition de l'impôt des boissons, etc.

Réélu représentant du même département à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, le 1er sur 3, par 14,248 voix (21,644 votants, 36,264 inscrits), il fit partie de la majorité monarchiste, et, après le coup d'Etat du 2 décembre, se rallia au nouveau gouvernement, qui soutint sa candidature au Corps législatif : le 29 février 1852, la circonscription unique des Hautes-Alpes le nomma député par 14,267 voix (24,091 votants, 36,195 inscrits), contre 4,926 voix à M. Jean Rambaud, propriétaire, et 4,754 à M. Casimir de Ventavon.

M. Faure appartint à la majorité impérialiste, fut réélu, le 22 juin 1857, par 25,797 voix (25,991 votants, 34,708 inscrits), mais échoua, le 1er juin 1863, avec 5,692 voix seulement contre 19,455 à M. Garnier, élu, 2,418 à M. Blanc, et 752 à M. Laforgue de Bellegarde. Chevalier de la Légion d'honneur du 11 février 1850, M. Faure fut promu officier du même ordre le 14 juin 1856.