Maurice, Adolphe, Charles de Flavigny

1799 - 1873

Informations générales
  • Né le 3 décembre 1799 à Vienne (Autriche)
  • Décédé le 9 octobre 1873 à Monnaie (Indre-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Droite
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Indépendant
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Indépendant

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Pair de France, représentant en 1849, député au Corps législatif de 1852 à 1863, né à Vienne (Autriche) le 3 décembre 1799, mort à Monnaie (Indre-et-Loire) le 9 octobre 1873, il était « fils de noble seigneur Alexandre-Victor-François, comte de Flavigny, demeurant dans la ville, n° 1192, et de son épouse, la noble dame Elisabeth de Bethmann », fille d'un banquier de Francfort.

Il appartint dans sa jeunesse au parti légitimiste, et remplit auprès de M. de Polignac les fonctions de secrétaire. « C'est, disait de lui un biographe, un de ces heureux châtelains de la belle Touraine, qui n'auraient, s'ils le voulaient, qu'à regarder luire le soleil et pousser les fleurs. Mais M. de Flavigny a trouvé plus de poésie dans l'atmosphère étouffante des assemblées que sous les frais ombrages de son parc. D'abord il bouda la monarchie de juillet. Mais elle lui tendait et les bras et un manteau de pair; le moyen de résister? Voilà donc M. de Flavigny rallié à l'orléanisme.» Il entra en effet à la Chambre haute, le 25 décembre 1841, et y soutint la monarchie de Louis-Philippe.

Plus tard, le 13 mai 1849, M. de Flavigny fut élu représentant d'Indre-et-Loire à l'Assemblée législative, le 3e sur 6, avec 31,425 voix (61,973 votants, 92,573 inscrits). Membre de la droite monarchiste, il vota pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi restrictive du suffrage universel, etc., et se rallia en dernier lieu au gouvernement de L.-N. Bonaparte, dont il fut, le 29 février 1852 le candidat officiel au nouveau Corps législatif, dans la 2e circonscription d'Indre-et-Loire.

Elu député par 22,931 voix sur 23,364 votants et 32,669 inscrits, il prit part au rétablissement de l'Empire, devint l'inspirateur du petit groupe catholique et libéral des députés de cette époque, et, tout en soutenant la dynastie, conserva toujours une certaine indépendance d'appréciation; c'est ainsi que, le 25 juin 1852, à l'occasion d'un traité de commerce conclu avec la Sardaigne, il demanda « que l'on consultât sur la partie douanière la Chambre, qui ne pouvait abandonner son droit de contrôle sans compromettre sa dignité, et pour ainsi dire son existence même ». Il renouvela plus tard la même protestation, en avril 1860, à l'occasion du traité de commerce avec l'Angleterre, conclu sans l'intervention du pouvoir législatif.

Il avait été réélu, le 22 juin 1857, par 17,818 voix (18,239 votants, 31,811 inscrits); mais son attitude en faveur du pouvoir temporel lui ayant fait perdre la qualité de candidat officiel lors du renouvellement du 1er juin 1863, il échoua avec 8,387 voix contre 20,003 à M. de Quinemont, élu. M. de Flavigny se représenta encore le 24 mai 1869, et n'obtint que 2,161 voix contre 18,019 au député sortant, M. de Quinemont, 3,340 à M. Desplanques, et 1,227 à M. Renault.

En 1870, M. de Flavigny fut un des organisateurs de la «Société internationale des secours aux blessés des armées de terre et de mer », et en fut nommé président. Il refusa par désintéressement la croix de commandeur de la Légion d'honneur que lui offrit, à cette occasion, le président de la République, M. Thiers.