Joachim, Joseph, André Murat

1828 - 1904

Informations générales
  • Né le 12 décembre 1828 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 13 mars 1904 à La bastide-murat (Lot - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 février 1854 au 29 mai 1857
Département
Lot
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Lot
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 27 avril 1869
Département
Lot
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Lot
Groupe
Centre droit
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Lot
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Lot
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Lot
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Lot
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Lot
Groupe
Appel au peuple

Biographies

Député au Corps législatif de 1854 à 1870, représentant en 1871, député de 1876 à 1889, né à Paris le 12 décembre 1828, petit-neveu du roi de Naples, il entra dans la diplomatie après la révolution de 1848.

En 1849, il fut attaché à la mission de M. Walewski à Florence, et, de janvier à juillet 1852, resta chargé d'affaires par intérim dans la même ville. En 1853, il exerça les mêmes fonctions à Stockholm, et, en 1856, accompagna M. de Morny, nommé ambassadeur extraordinaire à Saint-Pétersbourg, à l'occasion du couronnement du tzar. Le comte Murat fit jouer à cette occasion devant la cour de Russie un proverbe de circonstance: A qui perd gagne, qui obtint beaucoup de succès. Il publia l'année suivante la relation des cérémonies auxquelles il avait assisté.

Il avait été élu, le 5 février 1854, député au Corps législatif dans la 1re circonscription du Lot, en remplacement de M. Lafon de Cayx décédé, par 32,438 voix (32,694 votants, 42,549 inscrits). Secrétaire d'âge jusqu'en 1860, puis par l'élection jusqu'en 1863, il fut successivement réélu,

- le 22 juin 1857, par 33,990 voix (34,510 votants, 42,421 inscrits), contre 443 voix au général Cavaignac;
- le 1er juin 1863, par 35,982 voix (36,174 votants, 42,449 inscrits);
- le 24 mai 1869, par 32,414 voix (37,483 votants, 44,082 inscrits), contre 4,997 à M. Léopold Delord.

Il siégea dans la majorité dévouée aux institutions impériales, fit partie de plusieurs commissions, notamment de celle relative à la propriété littéraire, de celle de la décentralisation (1870), parla sur les chemins de fer, signa l'interpellation des 116, et vota pour la guerre contre la Prusse. Secrétaire et vice-président du conseil général du Lot, maire de Cahors (1853), puis de la Bastide-Murat, le comte Murat fut fait officier de la Légion d'honneur le 14 août 1862, et épousa en secondes noces, en 1866, la fille de M. Adolphe Barrot, sénateur.

Elu, le 8 février 1871, sans s'être porté candidat, représentant du Lot à l'Assemblée nationale, le 6e et dernier, par 31,874 voix (71,438 votants, 91,760 inscrits), il prit place au groupe de l'Appel au peuple, fut l'un des cinq députés qui protestèrent à l'Assemblée de Bordeaux contre le vote de déchéance de Napoléon III, demanda et obtint le rétablissement de la statue de Napoléon Ier sur la colonne Vendôme, et se prononça:

- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- contre le pouvoir constituant,
- contre le service de 3 ans,
- pour la démission de Thiers,
- pour l'arrêté sur les enterrements civils,
- contre le ministère de Broglie,
- et contre les lois constitutionnelles.

Réélu, le 20 février 1876, député de la 1re circonscription de Cahors, par 10,027 voix (12,600 votants, 15,353 inscrits), contre 2,461 à M. Thiers, il vota pour l'ordre du jour de confiance demandé par le ministère de Broglie, et vit son mandat renouvelé, après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, par 9,313 voix (13,024 votants, 15,961 inscrits), contre 3,647 à M. Capmas, puis le 21 août 1881, par 7,601 voix (12,919 votants, 15,793 inscrits), contre 5,222 à M. Relhié. Il continua de siéger au groupe de l'Appel au peuple et de voter contre les ministères et la politique opportunistes.


En 1878, il accompagna le prince impérial dans sa visite aux cours de Stockholm et de Copenhague, et il resta, jusqu'aux événements du Zululand, l'un de ses représentants officiels à Paris. Porté sur la liste conservatrice du Lot aux élections du 4 octobre 1885, il fut élu député, le 1er sur 4, par 40,443 voix (73,593 votants, 85,762 inscrits). Il reprit sa place dans la droite bonapartiste, vota contre la politique scolaire et coloniale des ministères républicains, et se prononça, dans la dernière session,

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger;

il s'était abstenu sur l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution.

Outre le Couronnement de l'empereur Alexandre, souvenirs de l'ambassade de France (1856), le comte Murat est l'auteur de plusieurs comédies-proverbes de société. Officier de l'instruction publique, officier de la Légion d'honneur (1862), commandeur de Saint-Joseph de Toscane, de Sainte-Anne de Russie, chevalier de l'Etoile polaire de Suède, etc.


Né le 12 décembre 1828 à Paris, mort le 13 mars 1904 à Labastide-Murat (Lot).

Député du Lot au Corps législatif de 1854 à 1870. Représentant du Lot de 1871 à 1876. Député du Lot de 1876 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT et COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 461.)

Bien que s'étant prononcé contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement, le comte Murat se représenta au renouvellement de 1889 dans la 1re circonscription de Cahors, mais avec 5.841 voix sur 13.312 votants, fut battu par un républicain, Léon Talou, 7.375 voix.

Il ne fit plus désormais acte de candidature, mais continua à siéger au Conseil général jusqu'en 1898.

Il publia en 1897, d'après une correspondance inédite et des papiers de famille, un volume sur son grand oncle : Murat, lieutenant de l'Empereur en Espagne.

Il mourut le 13 mars 1904 en son château de Labastide-Murat, à l'âge de 76 ans.

Officier de la Légion d'honneur, le comte Murat était en outre titulaire de nombreux ordres étrangers.


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